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COULOMMIERS : Gabriel ATTAL attendu à la Foire aux fromages et aux vins pour parler souveraineté alimentaire
Le Secrétaire général de Renaissance, Gabriel Attal, inaugurera ce vendredi à Coulommiers (Seine-et-Marne) la 57e Foire aux fromages et aux vins.
Le Secrétaire général du parti Renaissance, Gabriel Attal, se rendra ce vendredi 27 mars à 10h à Coulommiers. Accompagné du maire de la ville, Franck Riester, il participera à l’inauguration de la 57e édition de la Foire internationale aux fromages et aux vins, un événement majeur considéré comme la deuxième foire agricole d’Île-de-France.
Selon un communiqué de son parti, M. Attal y prononcera un discours inaugural devant les 200 artisans et producteurs présents, qui sera principalement consacré aux enjeux cruciaux de la souveraineté alimentaire pour la France. À l’issue de son intervention, il est prévu qu’il échange avec les exposants et les visiteurs présents sur le site.
Une visite sur fond de projet politique
Cette visite s’inscrit dans un contexte plus large de refondation idéologique pour le parti présidentiel, qui a récemment formalisé ses ambitions dans un document programmatique intitulé « Pour une nouvelle donne économique et climatique ». Dans l’éditorial de ce document, Gabriel Attal pose un diagnostic sans concession sur la situation actuelle, marquée par des crises multiples, du décrochage économique européen à l’accélération du dérèglement climatique.
Face à ce qu’il qualifie de « discours défaitistes », il rejette fermement l’immobilisme. « Nous refusons de voir la France faire la planche dans les deux ans qui viennent alors que le monde entier accélère », y déclare-t-il. Le projet, élaboré sous l’égide de figures comme Stéphane Travert et Pascal Canfin, s’articule autour de trois piliers fondamentaux : la jeunesse, la souveraineté et la prospérité.
Compétitivité, IA et transition verte
Le programme détaillé dans le document de Renaissance dessine une feuille de route ambitieuse visant à relancer la compétitivité française. Le parti alerte sur un retard économique qui coûterait « 200 à 300 milliards d’euros de ressources publiques » chaque année. Pour y remédier, plusieurs mesures chocs sont envisagées, notamment une baisse des impôts de production et une simplification drastique des normes administratives.
L’un des objectifs les plus marquants est économique et social : porter le salaire médian français de 2 000 euros à 3 000 euros par mois, pour s’aligner sur le niveau américain. Le projet aborde également la qualité de vie au travail, avec des propositions comme la semaine en quatre jours pour les professions ne permettant pas le télétravail, ou encore la mise en place d’un « droit opposable à la garde d’enfant ».
L’innovation technologique, et plus particulièrement l’intelligence artificielle, est présentée comme un levier de souveraineté essentiel. « Nous sommes certains que celui qui maîtrisera l’IA maîtrisera le monde », affirme le texte. Pour cela, Renaissance propose de passer d’un « État subventionneur à un État investisseur » et de créer des « mini-Singapour », des zones d’innovation verte bénéficiant d’une réglementation allégée pour accélérer les projets.
Une écologie du contrat et de la prospérité
En matière climatique, le parti défend une « écologie du contrat », méthode qui vise à rassembler tous les acteurs pour négocier des solutions partagées, tout en refusant de « céder un centimètre aux partisans de la grande régression écologique ».
Cette vision se traduit par des mesures concrètes comme la baisse de la TVA sur les véhicules propres et le développement du leasing social pour les voitures d’occasion, afin de rendre la mobilité décarbonée accessible à tous. Enfin, le projet fixe un cap ambitieux en matière de souveraineté énergétique, visant à ce que les trois quarts de l’énergie consommée en France soient produits sur le territoire national, grâce à un mix équilibré entre le nucléaire et les énergies renouvelables.


