CLERMONT-FERRAND : Cédric KUHN : « Se transformer pour dure…
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CLERMONT-FERRAND : Cédric KUHN : « Se transformer pour durer »
Le distributeur de pièces auto Flauraud, racheté par FairCap, annonce un plan de sauvegarde de l’emploi pour assurer sa pérennité.
Acteur historique de la distribution de pièces automobiles depuis plus de 90 ans, l’entreprise auvergnate Flauraud entame un virage stratégique majeur. Rachetée début 2026 par l’investisseur FairCap, la société est désormais dirigée par Cédric Kuhn, dont la mission est de redéfinir son orientation pour garantir sa survie et renouer avec la croissance. Une restructuration profonde, incluant un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), a été présentée aux collaborateurs le 26 mars dernier.
Un fleuron en difficulté face aux mutations du marché
Malgré sa position de leader français dans la distribution de pièces, équipements et services pour les professionnels de l’automobile, Flauraud fait face à d’importantes difficultés économiques depuis 2012. Selon la direction, les recapitalisations successives opérées par l’ancien actionnaire au cours de la dernière décennie n’ont pas permis de redresser la situation. L’entreprise subit une forte pression concurrentielle, exacerbée par les conflits internationaux et les profondes mutations du secteur. L’évolution technologique rapide du parc automobile et les exigences croissantes des réparations multimarques imposent une transformation structurelle que Flauraud doit aujourd’hui opérer pour ne pas disparaître. L’organisation, jugée « trop longtemps figée », a été fragilisée par ces chocs successifs, incluant la crise de la Covid-19.
La vision de Cédric Kuhn : se transformer pour préserver l’essentiel
Nommé directeur général pour piloter ce redressement, Cédric Kuhn a exposé sa vision et la logique derrière les choix difficiles qui s’annoncent. Il assume une démarche de lucidité face à une situation critique.
« L’histoire et les valeurs de Flauraud font écho à mes convictions profondes : l’engagement, le dépassement de soi et la volonté d’avancer, même dans les moments les plus exigeants. Si Flauraud a été un fleuron par le passé, depuis 2012, l’entreprise a vu son chiffre d’affaires plonger et sa rentabilité s’effriter au point de mettre à mal sa pérennité. Et ce dans un secteur en pleine mutation technologique, marqué par une concurrence accrue et de nouveaux acteurs disruptifs. Ces difficultés, accentuées par le Covid et les conflits internationaux successifs, n’ont eu de cesse de fragiliser notre organisation restée trop longtemps figée », détaille Cédric Kuhn.
« Le contexte que nous traversons n’est pas seulement conjoncturel. Il est profond et sera durable. Il nous oblige à faire des choix lucides. Nous ne pouvons pas continuer en espérant renouer miraculeusement avec la rentabilité. Ce serait mentir à nos collaborateurs, à nos clients et à tout notre écosystème. Pour autant, une fermeture pure et simple serait un renoncement. Renoncer, après tant d’années d’engagement et de réussites collectives, nous est tout simplement inconcevable. Ce serait trahir l’énergie, la détermination et l’esprit volontariste qui font l’ADN de nos équipes. Flauraud, c’est une histoire, des savoir-faire, des femmes et des hommes qui ont fait leurs preuves et qui méritent un avenir. Nous n’avons qu’une option : nous adapter pour pouvoir perdurer. C’est pourquoi nous faisons un choix difficile, mais responsable : celui de la transformation structurelle pour préserver l’essentiel. Cette transformation passe aujourd’hui par la mise en place d’un plan de sauvegarde de l’emploi. Je sais ce que ces mots amènent inquiétude et consternation. Je ne les minimise pas. Mais je me dois d’être très clair : ce plan n’est pas une fin, c’est un moyen. Le moyen de sauvegarder le plus grand nombre d’emplois possible et de redonner à l’entreprise les conditions de sa compétitivité. Le seul moyen de continuer à écrire l’histoire de Flauraud ».
Un PSE conduit dans la transparence et le dialogue
La direction s’engage à ce que le projet de restructuration soit mené avec une écoute attentive et une transparence totale. Des échanges réguliers avec le Comité Social et Économique (CSE) et une concertation étroite avec tous les représentants du personnel sont prévus.
« Nous allons accompagner chaque collaborateur concerné avec sérieux, respect et responsabilité. Aucun parcours ne sera laissé de côté », assure le directeur général.
Le projet de restructuration sera officiellement présenté aux institutions et gouvernances à la fin du mois de juin 2026. Fondée en 1931, Flauraud emploie 309 personnes en France et s’appuie sur un réseau de 27 magasins ainsi qu’une plateforme logistique nationale stockant près de 30 000 références.
L’objectif affiché de ce plan est de construire une entreprise « plus solide, plus agile, capable de résister et de rebondir » pour s’inscrire durablement dans l’avenir.


