CHAUMONT SUR LOIRE : Environnement – Le jardin « Avat…
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CHAUMONT SUR LOIRE : Environnement – Le jardin « Avatar » plonge le Festival 2026 dans une nature onirique
Inspiré par la saga de James Cameron, le jardin « Avatar » offre une expérience immersive et multisensorielle au Festival International 2026.
Au cœur du domaine de Chaumont-sur-Loire (Loir-et-Cher), l’édition 2026 du Festival International des Jardins s’apprête à accueillir une œuvre singulière, lauréate du concours annuel. Baptisée « Avatar », cette création est le fruit de la collaboration entre le designer végétal Alexis Tricoire et l’aquascaper-paysagiste Romain Le Bescond. Ensemble, ils proposent une immersion totale qui transcende le simple aménagement paysager pour toucher à la scénographie cinématographique et à l’expérimentation scientifique.
Une immersion multisensorielle et climatique
Le jardin « Avatar » est conçu comme un véritable scénario, projetant le visiteur dans un paysage situé à la frontière du rêve et de la réalité. L’ambition des créateurs est de rendre hommage à la beauté de la nature et à l’intelligence du vivant en sollicitant tous les sens. L’installation joue sur les contrastes : la chaleur évoquant une plage tropicale se mêle aux odeurs humides de la jungle, tandis que la bande sonore et les jeux de lumière renforcent l’impression de pénétrer dans un autre monde.
Au-delà de l’esthétique, le projet est un écosystème expérimental. Il permet de ressentir physiquement un effet de rafraîchissement, créant un microclimat palpable grâce à une combinaison savante de végétaux terriens, aquatiques et aériens. Lagon, cascades et brumisateurs participent à cette régulation thermique naturelle, offrant un spectacle où l’eau et le végétal ne font qu’un. Des pièces de mobilier spécifiques, dont une chaise longue format « XXXL » et des solutions d’ombrage designées pour l’occasion, invitent le public à la contemplation de cette poésie vivante.
La rencontre de deux univers complémentaires
La force du projet réside dans l’alliance des expertises distinctes de ses deux auteurs. Alexis Tricoire, précurseur du « Design for Nature » depuis plus de vingt ans, puise son inspiration dans ses liens avec le Brésil et ses séjours en Amazonie. Formé à l’ENSAAMA et à l’ENSAD, il s’est spécialisé dans l’intégration du vivant au cœur des espaces urbains et commerciaux, collaborant notamment avec le botaniste Patrick Blanc. Ses installations, visibles dans des lieux prestigieux comme les Grandes Serres du Jardin des Plantes ou le château de Versailles, visent à sensibiliser le public à la préservation de l’environnement. Il présente d’ailleurs actuellement l’installation « No Limit » à la Cité des sciences et de l’industrie, visible jusqu’au 12 juillet 2026.
Romain Le Bescond, quant à lui, apporte sa maîtrise de l’élément aquatique et du paysage zen. Diplômé d’études supérieures du végétal et formé à la tradition japonaise auprès de maîtres comme Erik Borja, il se définit comme un sculpteur de paysages. Inspiré par les côtes de granit et les eaux turquoise de sa Bretagne natale, il a fondé le Jardin Atelier « Rarzen » en Normandie. Pour « Avatar », son expertise sur la purification de l’eau et la création de décors minéraux est centrale.
Technologie et nature au service du bien-être
Cette œuvre ne se limite pas à une performance artistique ; elle se veut une démonstration des possibles pour les villes de demain. À l’heure où les zones urbaines cherchent des solutions pour contrer les îlots de chaleur, le jardin « Avatar » incarne une vision de l’espace extérieur bioclimatique. Il préfigure de nouvelles perspectives paysagères pour les institutions et les jardins privés, où le végétal reprend ses droits pour apporter fraîcheur et biodiversité.
La réalisation de ce projet complexe a nécessité la mobilisation de nombreux savoir-faire techniques. Des partenaires spécialisés ont été sollicités pour chaque aspect du jardin : Atech pour le mobilier urbain, Oase pour l’irrigation et l’éclairage, ou encore les pépinières de la Bambouseraie pour les matériaux de construction naturels. Cette synergie entre artisanat, industrie et botanique illustre la volonté des auteurs de « réenchanter le monde » en unissant art, écologie et bien-être.