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CAVALAIRE SUR MER : Philippe LEONELLI : « Nous écrivons l…

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CAVALAIRE SUR MER : Philippe LEONELLI : « Nous écrivons la construction d’un monde nouveau »

Dès son élection en 2014, Philippe Leonelli s’est engagé dans ce projet un peu fou de réhabiliter l’ancienne usine de traitement d’ordures ménagères dont l’activité avait été stoppée en 1999, puis rachetée par la Ville, avant d’être déclassée et dépolluée en 2005.

Depuis, le site est resté à l’abandon, la municipalité précédente ne s’étant jamais préoccupée de ce que l’on pouvait en faire. Le projet répond à la volonté d’un bâtiment énergétiquement exemplaire et aux contraintes environnementales liées à la préservation du site. Il est deux fois labellisé à l’échelon Or de la démarche BDM (Bâtiments Durables Méditerranéens) de sa phase conception à sa phase réalisation. D’une grande modernité, il a été conçu avec des matériaux biosourcés tels que le liège, le coton recyclé et la fibre de bois pour l’isolation, l’utilisation du bois des Alpes et du Massif central pour les menuiseries et les aménagements intérieurs.

« En inaugurant cette Maison de la nature, unique sur notre territoire du Golfe de Saint-Tropez, et pour laquelle nous répondons aux critères requis dans le cadre de la candidature du Département au label Geoparc de l’Unesco, nous ouvrons une nouvelle page de notre histoire, empreinte de respect et de compréhension de notre environnement. Aujourd’hui, nous commençons à écrire la construction d’un monde nouveau, plus juste, plus équilibré, plus respectueux de la vie. Dans cet acte d’inauguration, c’est non seulement un projet qui voit le jour mais également une vision qui s’accomplit, un idéal qui s’incarne, un pacte intime que nous renouvelons envers la terre et ses habitants, présents et à venir. Notre Maison est un lieu où la nature se révèle dans toute sa splendeur, sa complexité et sa fragilité. C’est un sanctuaire de découverte, d’émerveillement et d’apprentissage, un lieu qui nous invite à reconsidérer notre place dans ce vaste écosystème qui nous entoure », a expliqué le premier magistrat (…). 

RENAISSANCE

De son côté, François de Canson, vice-président de la Région, a ajouté : « Nous assistons à une renaissance. Pas anodine, pas à une réhabilitation parmi tant d’autres mais à la transformation d’une usine de traitement des ordures ménagères en lieu de transmission et de culture. Une renaissance d’un lieu dont on détournait le regard en un lieu de passage obligé pour les petits Cavalairois, leur famille, un lieu d’attractivité pour les visiteurs de ce département né pour le tourisme.
Philippe c’est cela. Il avance avec un cap, un calendrier, une méthode, une incarnation et une équipe. Tu as une vision pour ton territoire et où tu veux l’emmener.

De l’utile, du porteur de sens, et une ouverture sur les autres.
Hors de question d’écouter les Cassandre, les prophètes de malheur. La méthode, c’est un optimisme de combat et c’est en cela que nous nous retrouvons.
Sans jamais refuser de regarder en face les difficultés, les crises, les problèmes, mais en défendant l’idée que nous sommes forts, puissants, et que nous savons nous adapter aux évolutions du monde. Nous maires, élus en charge de l’embellissement et du cadre de vie, techniciens qui œuvrez au quotidien, vous êtes les artisans de ce bien vivre nécessaire, pour nos habitants avant tout, nos visiteurs mais aussi notre attractivité au sens large.

On est forts quand on est ensemble. En charge de la construction de l’avenir de nos territoires, il nous faut accélérer sans posture, assumer la nuance, imaginer les équilibres. Il nous faut mesurer la hauteur de la marche à passer et nous coordonner pour la franchir ensemble : État, Région, Département, Métropoles et Communes ».

IDEE SAUGRENUE

Auparavant, Philippe Leonelli avait rappelé l’historique du dossier : « Avec Christophe Robin, nous avons eu l’idée saugrenue et audacieuse de prendre le contre-pied de cette usine polluante pour la transformer en site écologiquement vertueux, pour en faire un lieu d’accueil chaleureux et innovant qui parlerait surtout de nature et d’écologie. Rénover plutôt que détruire afin d’écrire une nouvelle histoire tel a été le défi que nous avons décidé de relever. Dès lors, nous nous sommes lancés dans la bataille et avons entamé, je l’avoue, un véritable parcours du combattant dont nous étions bien loin d’imaginer la durée et la complexité.

Ce parcours a duré 8 ans. 8 longues années de l’étude du CAUE du Var sur la faisabilité du projet jusqu’à sa réalisation, en passant par de nombreuses phases intermédiaires, les études paysagères ou celles relatives à la gestion du risque incendie, la désignation du maître d’œuvre (le groupe OSHOM), les multiples inventaires faune et flore, les validations en Commission des sites et en ministère, il a fallu passer beaucoup d’étapes avant d’en arriver là ! Les obstacles furent nombreux, les doutes parfois présents, très présents, mais notre détermination, et notre engagement ont permis de surmonter toutes les difficultés. Et, cela en valait la peine » a conclu Philippe Leonelli (…).

Photos Alain BLANCHOT.