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CAVALAIRE SUR MER : Journée nationale d’hommage aux s…

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CAVALAIRE SUR MER : Journée nationale d’hommage aux soldats morts en Indochine

Ce 8 juin 2025, la ville de Cavalaire-sur-Mer a rendu hommage aux soldats morts pour la France en Indochine.

La cérémonie a débuté à 11h00, en présence de Bernard Jobert, maire de La Croix-Valmer, ainsi que de nombreux élus et représentants des forces de l’ordre. Parmi les invités, on comptait également les porte-drapeaux et les représentants des associations patriotiques.

Un conflit marquant

Il y a 71 ans, les accords de Genève mettaient fin à la présence française en Indochine, près d’un siècle après les premières expéditions militaires françaises en Cochinchine. La guerre d’Indochine, qui a débuté en 1946 avec le bombardement du port de Haïphong, s’est inscrite dans un contexte international marqué par la rivalité Est-Ouest. La bataille de Diên Biên Phu, en 1954, a sonné le glas des espoirs français de l’emporter rapidement.

Un hommage aux combattants

Les combattants français, originaires de métropole et des territoires de l’Union française, ont livré un combat acharné de 57 jours contre les forces de l’armée populaire vietnamienne. Cette bataille a fait de nombreuses victimes : côté français, on déplore 3 500 morts et disparus, des centaines de blessés et 10.000 prisonniers. Côté vietminh, les pertes sont estimées à environ 8 000 morts et 15 000 blessés.

Rapatriement des dépouilles

En 2005, 13 soldats ont été rapatriés au mémorial des guerres en Indochine à Fréjus. Six autres ont été retrouvés entre 1998 et 2022 et leurs dépouilles ont été exhumées le 26 mars 2024 lors des cérémonies franco-vietnamiennes.

Un devoir de mémoire

Certains vétérans rappelaient : « Aujourd’hui, la guerre d’Indochine n’est pas méprisée ou méconnue. Elle est simplement ignorée ».

Une ignorance que Philippe Leonelli considère comme le plus grand des mépris. Selon lui, pour ne pas oublier, il est important de continuer à se souvenir et à transmettre ce devoir de mémoire.

Et de conclure en citant un ancien combattant : « Je suis toujours un combattant. Et si j’avais un message à transmettre à la jeunesse, je lui dirais que si un jour elle se retrouvait dans la situation où je me suis trouvé, que cette jeunesse ne désespère pas de la France ! S’il y avait deux voies à choisir, il faut choisir toujours celle de la Liberté et du chemin de l’honneur ».