CANNES : David LISNARD : « Il est possible de briser la spi…
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CANNES : David LISNARD : « Il est possible de briser la spirale infernale de l’interventionnisme »
Michael Miguères publie un essai sur la révolution libérale de Javier Milei, préfacé par David Lisnard, interpellant le modèle français.
L’analyste économique et politique Michael Miguères publiera le 9 avril prochain *La Révolution Milei — L’avènement d’un nouveau libéralisme*, le premier essai en langue française consacré au phénomène Javier Milei. Préfacé par David Lisnard, maire de Cannes et président de Nouvelle Énergie, cet ouvrage de 198 pages, paru aux Valeurs Ajoutées Éditions, se propose de décrypter comment un économiste sans parti a transformé l’Argentine en un laboratoire mondial du libéralisme, et en quoi cette expérience pourrait constituer une leçon pour la France.
Un bilan économique spectaculaire
Le livre revient sur l’ascension fulgurante de Javier Milei, qui a accédé à la présidence de l’Argentine en décembre 2023, porté par la puissance des réseaux sociaux et la promesse d’une rupture radicale. Face à une situation économique catastrophique — 211 % d’inflation, des déficits abyssaux et une pauvreté de masse —, il a engagé une thérapie de choc basée sur le déficit zéro, la réduction drastique du poids de l’État et le retour à la liberté économique.
Selon l’analyse présentée dans l’ouvrage, les résultats, deux ans plus tard, bousculent les certitudes. L’inflation aurait été ramenée à 31 %, la croissance économique dépasserait les 5 %, le taux de pauvreté aurait reculé de 21 points et le budget de l’État serait devenu excédentaire. Le livre soutient que le président argentin a non seulement tenu ses promesses, mais a également démontré qu’un redressement économique rapide était possible.
Les fondements d’un nouveau libéralisme
*La Révolution Milei* ne se contente pas de dresser un bilan chiffré, mais analyse en profondeur les fondements intellectuels du « mileisme ». L’auteur retrace ses origines dans la pensée de l’École autrichienne, incarnée par des économistes comme Mises, Hayek et Rothbard, mais modernisée et synthétisée par Javier Milei lui-même. Des chapitres spécifiques sont dédiés à la stratégie culturelle qui a permis à ses idées de s’imposer dans l’opinion avant de conquérir le pouvoir, ainsi qu’aux mécanismes de la thérapie économique mise en œuvre.
L’essai souligne également la portée internationale du phénomène. D’abord circonscrit à l’Argentine, le mileisme serait devenu un mouvement d’ampleur mondiale, inspirant des candidats dans toute l’Amérique latine et suscitant l’intérêt de responsables politiques en Europe, aux États-Unis et en Asie. Pour Michael Miguères, la question n’est plus de savoir si ce modèle est exportable, mais de savoir quand et comment il s’imposera ailleurs.
Un miroir tendu à la France
L’ouvrage établit un parallèle audacieux entre la situation de l’Argentine pré-Milei et celle de la France contemporaine. S’appuyant sur des indicateurs comme le record mondial de dépenses publiques, des déficits chroniques depuis un demi-siècle et une dette explosive, l’auteur affirme que la France est aujourd’hui plus étatisée que ne l’était l’Argentine avant 2023. Le modèle Milei n’est donc pas présenté comme un simple exotisme sud-américain, mais comme une alternative concrète et déjà éprouvée face à un déclin perçu comme inéluctable.
Cette vision est partagée par David Lisnard dans sa préface. « Ce qui a été engagé en Argentine montre qu’il est possible de briser la spirale infernale de l’interventionnisme en faisant le choix de la liberté, de la responsabilité individuelle, de l’équité et du mérite au service de la prospérité et de la dignité humaine », écrit le maire de Cannes.
Michael Miguères est président du think tank l’Institut pour le Progrès. Ancien élu local et chargé de mission ministériel, il est également l’auteur de *Pompidou, le dernier qui a fait gagner la France* (2016). L’ouvrage est publié par Valeurs Ajoutées Éditions (https://www.va-editions.fr/).


