BRUXELLES : Simplification de la CSRD – Enjeux et perspecti…
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BRUXELLES : Simplification de la CSRD – Enjeux et perspectives au Parlement Européen
Conférence au Parlement européen : les implications opérationnelles de la directive CSRD au cœur des débats.
Une conférence pour harmoniser la réglementation en matière de durabilité
Le 25 mars 2025, une conférence s’est tenue au Parlement européen à Bruxelles pour discuter des implications opérationnelles de la directive CSRD, dans le cadre de la proposition Omnibus présentée par la Commission européenne le 26 février 2025. Cet événement a rassemblé une cinquantaine de décideurs et experts de la tech, ainsi que l’eurodéputé Pascal Canfin. L’objectif de la proposition Omnibus est de simplifier les réglementations en matière de durabilité, notamment les directives CSRD et CSDDD. Lors de cette conférence, l’importance d’un cadre réglementaire harmonisé a été soulignée. Malgré certaines critiques, l’utilité de la CSRD a été largement reconnue, car elle permet d’améliorer la transparence, de renforcer la compétitivité des entreprises et de faciliter l’accès aux financements.
Des inquiétudes sur l’exclusion des entreprises
L’initiative de simplification a été saluée, notamment pour les entreprises de taille intermédiaire. Cependant, des inquiétudes ont été exprimées quant à l’éventuelle exclusion d’un grand nombre d’entreprises, en particulier avec la proposition de relever le seuil d’obligation à 1 000 salariés, au lieu de 250 actuellement. Cela risquerait de réduire la qualité des données et la transparence pour les investisseurs. Plusieurs entreprises ont démontré que la mise en œuvre de la CSRD a déjà été optimisée grâce à des outils numériques, avec des coûts annuels raisonnables, oscillant entre 5 000 et 10 000 € pour les PME, et un retour sur investissement significatif.
L’audit obligatoire : un point de friction
L’audit obligatoire a été identifié comme un point de friction en raison de son coût élevé et de son approche trop axée sur la conformité plutôt que sur la performance. Des alternatives, telles que la certification de logiciels et une approche plus adaptée aux PME, ont été proposées. Un modèle à trois niveaux graduels a été présenté, s’adaptant aux contraintes de chaque entreprise.
Interventions marquantes des experts
Plusieurs intervenants ont partagé leurs perspectives :
- Philippe Zaouati, PDG de Mirova, a insisté sur l’importance des données ESG dans les décisions d’investissement et a mis en garde contre l’absence de normes de reporting.
- Markus Adler, PDG de Code Gaia, a partagé l’expérience de son entreprise et a souligné les bénéfices stratégiques de la CSRD.
- Alexis Normand, PDG de Greenly, a présenté des données concrètes et a plaidé en faveur d’une certification des logiciels plutôt que d’audits onéreux.
- Linda Schmalbrock, Responsable Durabilité chez Lea Partners, a plaidé pour une obligation s’appliquant aux entreprises de plus de 250 employés.
Réponse parlementaire et perspectives politiques
Pascal Canfin et les eurodéputés ont insisté sur la nécessité d’un équilibre entre simplification et application de la loi. Ils ont proposé un modèle à trois niveaux pour adapter la charge réglementaire sans réduire l’ambition. Face à l’opposition de l’Allemagne, ils ont sollicité l’aide des parties prenantes pour en comprendre les raisons et ont appelé à la mobilisation de l’opinion publique et des entreprises européennes.
À propos de Greenly
Greenly, créée en octobre 2019, est la première plateforme mondiale de comptabilité carbone, permettant aux entreprises de mesurer leurs émissions de CO₂. La méthodologie Greenly a été vérifiée par l’AFNOR Certifications en juin 2024.
Pour plus d’informations : www.greenly.earth
À propos de WeAreEurope
WeAreEurope, lancé en 2025, est un mouvement de citoyens et de leaders d’entreprises promouvant l’approche européenne du commerce durable.
Pour plus d’informations : www.weareeurope.group


