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BRUXELLES : Marché de l’art – L’École de…

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BRUXELLES : Marché de l’art – L’École de Paris brille à la BRAFA 2026

Fidèle au rendez-vous bruxellois, la Galerie Jean-François Cazeau expose jusqu’au 1er février une sélection éclectique mêlant abstraction lyrique et Nouveau Réalisme, marquée par des œuvres muséales de Zao Wou-Ki et Kees van Dongen.

Pour sa neuvième participation à la BRAFA (Brussels Art Fair), la galerie parisienne installée dans le Marais confirme son expertise en dressant des ponts entre les Maîtres Modernes et la création d’après-guerre. Sur le stand 47 de Bruxelles Expo, l’accrochage met en lumière la richesse de l’École de Paris, confrontant les gestes de l’abstraction lyrique à la figuration des Nouveaux Réalistes. Une nocturne se tient d’ailleurs ce jeudi 29 janvier jusqu’à 22h pour permettre aux amateurs de découvrir ces pièces historiques.

L’abstraction lyrique en majesté.

Parmi les œuvres phares présentées cette année, la galerie dévoile une rare encre de Zao Wou-Ki datant de 1978. Ce grand format possède une histoire singulière : il fut offert par l’artiste à Robert Rousseau, commissaire de son exposition monographique de 1980 à Charleroi. Ce retour à l’encre, initié sous l’impulsion d’Henri Michaux dans les années 1970, révèle la profondeur caractéristique du maître franco-chinois, dont une rétrospective se tient actuellement au musée M+ à Hong Kong.

L’abstraction des années 1950 est également représentée par une toile de Gérard Schneider, exposée lors de sa rétrospective de 1962 aux Musées royaux de Belgique, et par une œuvre vibrante d’André Lanskoy. Titrée « Expansion du printemps » (1952), cette dernière provient de la succession du galeriste Jean-Louis Roque et a transité par la célèbre Galerie Louis Carré, témoignant de l’importance historique de ces pièces sur le marché de l’art.

De l’audace fauve au Nouveau Réalisme.

L’éclectisme revendiqué par Jean-François Cazeau permet de faire dialoguer les époques. Le stand abrite ainsi un trésor du début du 20ème siècle : « La Chemise » (1905) de Kees van Dongen. Cette huile sur toile est historique à plus d’un titre, puisqu’elle fut l’une des deux œuvres présentées par le peintre au célèbre Salon d’Automne de 1905, événement qui marqua la naissance du fauvisme dans la « Cage aux Fauves ».

Côté années 1960, le Nouveau Réalisme est à l’honneur avec Martial Raysse. Sa peinture en relief « Green on Green » (1964), portrait de son épouse France Cristini, provient de la collection William Copley, dispersée lors d’une vente mémorable chez Sotheby’s en 1993. Des œuvres de César, Yves Klein et Niki de Saint Phalle complètent ce panorama, illustrant la vitalité de la scène artistique française de la seconde moitié du 20ème siècle.

La Galerie Jean-François Cazeau (www.galeriejfcazeau.com) accueille les collectionneurs et visiteurs à Brussels Expo jusqu’au dimanche 1er février.