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BRIGNOLES : Guénaëlle, porteuse de la flamme olympique

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Floriane Dumont
8 Mai 2024

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BRIGNOLES : Guénaëlle, porteuse de la flamme olympique

Son enthousiasme est agréablement contagieux, son humour piquant et son débit de parole à l’image de son dynamisme : Guénaëlle Boulé, infirmière au centre hospitalier Jean-Marcel, est l’une des relayeuses qui traversera Brignoles ce 10 mai avec la flamme olympique.

Cette magnifique aventure, elle peut la mettre à l’actif de sa force de caractère et de sa persévérance. Ballotée entre son travail et ses enfants, imaginait-elle il y a sept ans qu’elle ferait aujourd’hui partie de cette équipe sélectionné par le Comité Paris 2024…? Que non ! Rien de l’y prédestinait jusqu’au jour où, essoufflée en montant les étages, elle dresse un constat plutôt négatif de sa condition physique. « J’avais 50 ans, aucune envie de faire du sport, mal partout et incapable de m’accroupir ! Je me suis dit ça suffit ! Prends-toi en main ! ». Sitôt dit, sitôt fait, dans la version la moins motivante qui soi : en chaussant des baskets et en partant courir seule avec en poche son téléphone sur lequel elle charge une application sportive. Les débuts sont évidemment difficiles, entre épuisement rapide et démotivation liée au constat que la condition physique n’y est pas. S’accumulent ensuite les blessures, les arrêts forcés mais, chaque fois, une petite étincelle incite Guénaëlle à relacer ses baskets, recommençant à zéro ses entrainements solitaires. Un casque vissé sur les oreilles, elle avale les kilomètres, écoutant des livres audio, préparant même une VAE.. L’acharnement paie : six ans après ses premiers efforts, elle boucle son premier marathon et pas des moindres, celui de Paris évidemment. Elle se prend au jeu et en juin dernier, elle candidate pour porter la flamme. On lui demande ses motivations. Elle raconte sa belle histoire sportive, souligne la victoire sur son corps, sur ses muscles qui ont (re)découvert leur capacité à surmonter les épreuves de haut niveau. Elle raconte ses blessures, sa volonté de chaque fois recommencer ses entraînements. Elle raconte sa fierté d’avoir réussi, démontrant que le sport est à la portée de tous, quel que soit l’âge auquel on le débute et le pratique… Bref : le parfait exemple des valeurs véhiculées par les JO.

Elle tente aussi sa chance pour intégrer une des équipes de bénévoles qui soigneront les athlètes.

Les semaines et les mois passent, Guénaëlle bosse au bloc opératoire, court lors de ses périodes de repos. Voici que la routine du quotidien est subitement brisée. Elle reçoit un mail du Comité Olympique : elle est sélectionnée pour porter la flamme, sans connaître la localisation du parcours. Quelque temps plus tard, un autre courriel l’informe qu’elle intègre l’équipe de soignants bénévoles pour les JO paralympiques.

Guénaëlle n’en revient pas.

Son bonheur est décuplé lorsque ce vendredi 19 avril, elle est prévenue : elle fera partie des coureurs qui traverseront Brignoles. « Je vais représenter le territoire et le centre hospitalier ! Je suis fière et heureuse de cette aventure et encore plus fière de porter le message qui est le mien : quel que soit votre âge, quelle que soit votre condition physique, le sport permet d’atteindre et de dépasser ses objectifs ».

Un bel exemple à suivre – à tous les sens du terme – et à encourager ce 10 mai à Brignoles lors de la traversée de la flamme olympique à partir de 11h15 au départ du monument aux morts.

▶︎ Le 10 mai, découvrez la liste des porteurs de la flamme sur la page Facebook de la Ville de Brignoles.

SOURCE : Brignoles Hebdo > Mardi 7 mai 2024