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BORDEAUX : Supérettes rurales – Api étend son réseau…

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BORDEAUX : Supérettes rurales – Api étend son réseau libre-service à trois nouvelles régions

L’enseigne Api annonce son expansion en Occitanie, Grand-Est et Bourgogne-Franche-Comté pour lutter contre les déserts commerciaux ruraux.

L’enseigne de supérettes rurales en libre-service Api, fondée en 2022, poursuit son maillage du territoire français. Déjà implantée dans six régions avec 150 points de vente, l’entreprise certifiée BCorp a officialisé ce jeudi 16 avril le lancement de son activité dans trois nouvelles régions : l’Occitanie, le Grand-Est et la Bourgogne-Franche-Comté. Après avoir inauguré 50 supérettes en 2025, la PME bordelaise, qui emploie désormais 120 personnes, prévoit 45 nouvelles ouvertures pour l’année 2026.

Un développement national structuré

Pour soutenir cette croissance, Api a renforcé ses équipes en recrutant des responsables de développement territoriaux. À Lyon, Déborah Cane, spécialiste de l’économie sociale et solidaire, a été nommée pour accélérer les implantations en Auvergne-Rhône-Alpes, complétant ainsi une équipe déjà présente dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest.

L’expansion est déjà tangible sur le terrain. Cinq permis de construire sont en cours d’instruction en Auvergne-Rhône-Alpes, concernant les communes de Paslières et Limons (Puy-de-Dôme), Meyssiez et Culin (Isère), ainsi que Chantemerle-lès-Blès (Drôme). Dans les Hauts-de-France, région dont le développement a été annoncé en septembre 2025, des projets sont également avancés à Rosult et Villiers (Nord). La nouvelle implantation en Bourgogne-Franche-Comté se concrétise déjà avec des permis à l’étude à Rancy et Beaurepaire-en-Bresse, en Saône-et-Loire.

Une réponse à la crise du pouvoir d’achat

L’expansion d’Api intervient dans un contexte économique où la hausse des prix des carburants et les contraintes sur le pouvoir d’achat pèsent lourdement sur les ménages ruraux. Selon l’Insee, 33 % de la population française vit en zone rurale, et ces ménages sont près de trois fois plus exposés à la hausse des prix de l’énergie que les habitants de Paris, en raison de logements plus grands et d’une forte dépendance à l’automobile.

Le modèle Api propose une alternative concrète en offrant la possibilité de faire ses courses à pied ou à vélo. Selon l’entreprise, 75 % de ses clients économisent en moyenne deux allers-retours par mois au supermarché, et un client sur quatre se déplace exclusivement en mobilité douce. La distance moyenne séparant un client de sa supérette Api est de 3 kilomètres, contre 13 kilomètres pour son supermarché habituel. L’offre, composée de 700 références, couvre les besoins du quotidien avec 70 % des produits vendus à des prix équivalents à ceux des grandes surfaces, incluant une part importante de marques de distributeurs.

Un modèle plébiscité et à impact

Le concept semble séduire massivement. Api affiche un Net Promoter Score (NPS), un indicateur de la satisfaction client, de +75, un niveau jugé exceptionnel dans le secteur de la distribution où la moyenne se situe entre +10 et +15. Les élus locaux partagent cet enthousiasme, attribuant une note moyenne de satisfaction de 9/10 aux implantations dans leur commune.

L’engagement sociétal et environnemental d’Api est également reconnu. Pour la deuxième année consécutive, l’entreprise figure au classement Impact 40/120 du Mouvement Impact France, qui distingue les start-ups sociales et écologiques les plus prometteuses. Cette reconnaissance s’ajoute à la certification BCorp obtenue en 2025, attestant de ses standards élevés en matière de performance sociale et environnementale. L’entreprise vient d’ailleurs de publier son rapport d’impact 2025, détaillant ses actions.

Le concept Api en pratique

Api cible les communes de plus de 700 habitants qui ne disposent d’aucun commerce alimentaire généraliste et sont situées à plus de cinq minutes en voiture d’un supermarché. Chaque implantation est précédée d’une étude de faisabilité pour garantir la viabilité du projet. Les supérettes, d’une surface de 40 m², sont éco-conçues en France avec une structure en bois et ne nécessitent pas de fondations en béton, limitant ainsi l’artificialisation des sols. En plus des produits de grande consommation, elles mettent en avant les circuits courts en travaillant avec 380 producteurs locaux.

Cofondée par Julien Nau, Alex Grammatico et Jean-Luc Treillou, et dirigée par la CEO Marie-Laure Basset, Api est une entreprise à mission dont l’objectif est de réduire les inégalités territoriales et l’impact environnemental de la consommation. Plus d’informations sont disponibles sur le site de l’entreprise (https://www.api-masuperette.fr).