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BANDOL : Environnement – Le nouveau bateau électrique « Amista » incarne une transition durable

Le bateau électrique « Amista », porté par la jeune génération de la famille Paul Ricard, incarne la transition environnementale et le passage aux solutions concrètes.

La région Provence-Alpes-Côte d’Azur est le théâtre d’une avancée significative dans la transition environnementale maritime. Un nouveau navire électrique, baptisé « Amista », a été mis en service, symbolisant un virage décisif vers des pratiques plus durables et un engagement profond en faveur de la protection des écosystèmes marins. Ce lancement marque non seulement un progrès technique, mais aussi l’incarnation d’une nouvelle philosophie, axée sur la concrétisation des solutions écologiques.

L’héritage de Paul Ricard et le virage vers les solutions

L’histoire de cet engagement trouve ses racines en 1966, année où Paul Ricard créa son Institut d’océanographie. À cette époque, les préoccupations et les discussions étaient principalement centrées sur les défis posés par la pollution. « Vous savez quand en 1966 Paul Ricard crée l’Institut d’océanographie Paul Ricard, on ne parlait que de pollution », a rappelé Patricia Ricard lors de l’inauguration.

Aujourd’hui, l’approche a radicalement changé. Le bateau « Amista » — dont le nom signifie « amitié » en provençal — est la manifestation de cette évolution.

« Ce bateau incarne aujourd’hui qu’on est passé à la génération solution », a t-elle encore souligné.

Cette initiative est avant tout le fruit de la volonté des plus jeunes membres de la famille Ricard, qui ont entrepris de « restaurer l’île » et de la « remettre à un niveau d’excellence ». Pour eux, il était impensable de ne pas concrétiser cette vision par l’acquisition d’un bateau entièrement électrique.

« Il n’était même pas question de ne pas aller jusqu’au bout et d’avoir ce bateau électrique », a-t-elle insisté, affirmant que « la résilience est au bout de l’engagement et de l’excellence ».

Elle a ajouté croire que ce bateau en était « une belle preuve ».

Des performances écologiques et économiques remarquables

Le navire « Amista » n’est pas seulement un symbole ; il est un exemple concret de performances durables.

Ses caractéristiques témoignent d’une efficacité environnementale et économique de premier ordre :

*   50 tonnes d’économies de carbone, réduisant considérablement l’empreinte environnementale.

*   15 000 litres de fioul économisés, représentant un avantage économique substantiel et une réduction de la dépendance aux énergies fossiles.

*   5 heures d’autonomie en navigation, avec une capacité de recharge complète en seulement 5 heures, garantissant une utilisation fluide et efficace.

La représentante a exprimé son optimisme quant à l’avenir de ce type d’innovation.

« J’espère qu’il y en aura beaucoup d’autres parce que c’est vraiment ça. Aujourd’hui c’est possible », a-t-elle déclaré, envisageant « le début d’une longue lignée » de projets similaires.

Elle a également évoqué la question du coût initial, reconnaissant que même si un tel investissement peut paraître « un tout petit peu plus cher », les économies de fioul à long terme sont tellement significatives qu’elles en justifient pleinement l’engagement.

Un atout majeur contre la pollution sonore marine

Au-delà des économies de carbone et de fioul, l’un des bénéfices majeurs du bateau électrique « Amista » réside dans sa contribution à la réduction de la pollution sonore sous-marine.

« Ce qui m’intéresse beaucoup aujourd’hui, c’est le bruit aussi, parce qu’on parle de plus en plus de pollution sonore notamment pour les cétacés », a ajouté Patricia Ricard.

Les effets néfastes du bruit des moteurs sur la faune marine, et particulièrement sur les cétacés qui dépendent de l’ouïe pour se déplacer, chasser et communiquer, sont de plus en plus documentés. L’« Amista », en étant silencieux, offre ainsi un environnement plus serein pour la vie marine, un aspect qui confère à ce bateau un caractère « vertueux ».

Le progrès, selon elle, réside dans la capacité à intégrer le « mieux de notre connaissance à ce jour » dans toutes les initiatives et les innovations, afin de maximiser leur impact positif sur l’environnement.

La synergie des acteurs pour un avenir durable

La concrétisation du projet « Amista » est le résultat d’une collaboration exemplaire entre divers partenaires.

Elle a tenu à souligner l’importance de cette synergie : « Nous avons les solutions techniques, nous avons les volontés, nous avons les soutiens d’État, nous avons une région qui s’est engagée avec un climat d’avance ».

Cette convergence des compétences techniques, de la détermination humaine, de l’appui institutionnel et de l’engagement régional a été déterminante, au point qu’elle se demande : « Si on n’arrive pas ici, je me demande qui arrivera ».

Et, rappelé le contexte de 1966, où « il y avait du pour ou du contre » concernant la création du parc, désormais reconnu comme « un parc exceptionnel ».

Ce rappel historique est un appel à l’optimisme : « Il faut pas perdre espoir ».

Elle a conclu en insistant sur le pouvoir de l’action collective : « Avec les solutions et avec la collaboration publique, privée, philanthropique, on peut faire de grandes choses », traçant la voie d’un avenir où l’innovation et l’engagement collectif sont les piliers d’une transition réussie.

via Press Agence.