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ARLES : Rencontres de la Photographie – Cinq expositi…

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ARLES : Rencontres de la Photographie – Cinq expositions majeures à l’affiche de l’édition 2026

L’édition 2026 des Rencontres d’Arles se dévoile avec cinq expositions explorant des thèmes variés, de l’animal à l’histoire industrielle.

La prochaine édition des Rencontres de la Photographie d’Arles, qui se tiendra du 6 juillet au 4 octobre 2026, promet une programmation riche et diversifiée. Cinq expositions phares, accompagnées de publications dédiées, ont d’ores et déjà été annoncées. Elles abordent des sujets aussi variés que le voyage urbain, la place de l’animal dans l’histoire du médium, la sécurité au travail chez EDF, une relecture écologique du motif floral et une performance subversive sur la représentation des minorités.

Harry Gruyaert : un travelling urbain et chromatique

Le photographe belge Harry Gruyaert, membre de l’agence Magnum Photos depuis 1982, invitera les visiteurs à un « vaste travelling urbain » avec son exposition présentée dans la chapelle du Méjean. Qu’il capture l’effervescence de Tokyo, Bruxelles, New York ou Moscou, son œil se concentre moins sur le sujet que sur son agencement dans le cadre. L’exposition mettra en avant sa maîtrise de la couleur, avec des teintes intenses qui pulsent, des ombres aux découpes nettes et des géométries urbaines qui rythment ses compositions. Son approche, comparée à une phrase de jazz, révèle une musique magnétique où conversent les vibrations de l’asphalte et les émotions humaines.

Modèle animal : 200 ans de photographie

Présentée aux Ateliers, l’exposition « Modèle animal » explore pour la première fois sous cet angle un sujet universel : la représentation de l’animal dans l’œil des photographes depuis l’invention du médium. Compagnon domestique, sujet d’étude ou figure symbolique, l’animal est un modèle récurrent. L’événement, qui rassemble plus de 200 ans de photographie, analysera comment ces images ont forgé notre perception du monde animal. Le parcours s’articulera autour de sept thématiques, du regard anatomique au regard viral, mêlant œuvres majeures et clichés anonymes. Des grands noms comme William Wegman, Elliott Erwitt, Martin Parr ou encore Masahisa Fukase y seront présentés. L’exposition sera ensuite visible à Photo Élysée, à Lausanne, du 4 décembre 2026 au 4 avril 2027.

Vigilance : 80 ans d’EDF et la culture du risque

Pour célébrer ses 80 ans, EDF revient sur un pan méconnu de son histoire industrielle à travers l’exposition « Vigilance : le travail sous tension », visible à Ground Control. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’électrification de la France a engendré de nouveaux dangers pour les salariés. Dès 1947, l’entreprise a mis en place une politique de prévention ambitieuse, notamment via le magazine « Vigilance » lancé en 1953, où la photographie jouait un rôle pédagogique central. L’exposition restitue cette culture de la sécurité grâce à un formidable corpus d’images, alliant le gigantisme de l’architecture industrielle au didactisme des scènes de formation, façonnant une histoire de la prévention dont les enjeux restent d’actualité.

Flower Power : la fleur, icône écologique

Le Jardin d’été accueillera une relecture contemporaine du motif de la fleur avec « Flower Power ». L’exposition révélera comment une trentaine d’artistes, parmi lesquels Alice Pallot, Anaïs Tondeur ou Suzanne Lafont, utilisent ce sujet emblématique pour régénérer les processus photographiques. Les œuvres présentées explorent des démarches éthiques et écologiques, que ce soit par la métaphore, des protocoles respectueux de l’environnement ou le recours à des techniques anciennes comme le cyanotype. Loin d’être une simple mode, la fleur s’affirme ici comme une icône d’actualité, porteuse d’une nouvelle conscience du vivant.

Being There : l’art de l’incruste politique

Enfin, l’Ancien Collège Mistral sera le théâtre d’une collaboration subversive et humoristique : « Being There ». Le projet réunit le créateur de The Anonymous Project, Lee Shulman, et l’autoportraitiste sénégalais Omar Victor Diop. Ce dernier s’est glissé dans des diapositives de familles blanches de la classe moyenne américaine des années 1950 et 1960. En s’immisçant dans ces scènes de vie de l’Amérique ségrégationniste, Omar Victor Diop interroge avec esprit les représentations et les non-dits de l’histoire, comme s’il avait toujours fait partie du cadre.

Une performance qui fonctionne comme un puissant révélateur social et politique.

Via Presse Agence.