ARLES : Photographie – L’exposition (DÉ)GÉNÉRÉ(…
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ARLES : Photographie – L’exposition (DÉ)GÉNÉRÉ(E)S explore les frontières de l’image à l’ère de l’IA
Dans le cadre du festival OFF, 35 artistes bousculent les certitudes visuelles avec une exposition audacieuse sur l’image générée et sa critique.
Alors que les Rencontres de la photographie battent leur plein, le festival OFF d’Arles offre un contrepoint percutant avec l’exposition « (DÉ)GÉNÉRÉ(E)S ». Présentée jusqu’au 26 juillet 2026 à l’Étoile de la Roquette, cette proposition collective réunit 35 artistes autour d’une thématique brûlante d’actualité : la photographie générée par l’intelligence artificielle et sa nécessaire mise en perspective, sa « dégénération » artistique.
Un cabinet de curiosités contemporain
Loin d’une simple vitrine technologique, l’exposition se déploie comme un vaste cabinet de curiosités du 21ème siècle. Elle met en scène un dialogue foisonnant, parfois tendu, entre des œuvres aux approches radicalement différentes. Les créations, qu’elles soient purement générées par des algorithmes ou qu’elles résultent d’une manipulation critique de ces nouvelles technologies, s’interpellent et se confrontent.
Le parcours invite le visiteur à naviguer dans un flux d’images où les frontières entre le réel et le synthétique se brouillent. « Les images se répondent, se contredisent parfois, se contaminent souvent », soulignent les organisateurs. Cette interaction constante crée un espace de réflexion sur la nature même de la photographie aujourd’hui. L’œuvre « Human After All » de l’artiste photographe Jean-Christian Bourcart, mise en exergue, incarne parfaitement cette interrogation sur l’humanité à l’épreuve de la machine.
Interroger la fabrique des récits visuels
Le fil rouge de l’exposition est une méfiance partagée par les artistes envers les discours et les représentations trop lisses ou univoques. En explorant, détournant ou déconstruisant les outils de l’IA, ils questionnent la production de masse des images et la standardisation des récits qu’elle peut engendrer. Chaque œuvre devient une prise de position, un acte de résistance poétique ou politique face à une potentielle simplification du regard.
L’exposition « (DÉ)GÉNÉRÉ(E)S » s’affirme ainsi comme une étape essentielle pour quiconque s’intéresse aux mutations actuelles du médium photographique. Elle ne se contente pas de montrer, elle invite à penser l’image, sa création et sa réception dans un monde visuel en pleine redéfinition. Une exploration stimulante et nécessaire au cœur de l’été photographique arlésien.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

