ARLES : Jean-Michel Jalabert : « Quand le recyclage politiq…
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ARLES : Jean-Michel Jalabert : « Quand le recyclage politique tient lieu de projet »
Le candidat aux élections municipales réagit vivement au ralliement de Patrick Chauvin à la liste du maire sortant Patrick de Carolis, dénonçant une incohérence politique.
La campagne pour les élections municipales de 2026 à Arles prend une tournure offensive. Suite à l’annonce officielle du soutien de Patrick Chauvin à Patrick de Carolis, Jean-Michel Jalabert, également candidat, a tenu à exprimer son désaccord sur la méthode, qualifiant ces manœuvres de « recyclage politique ».
Une alliance jugée opportuniste.
Pour Jean-Michel Jalabert, l’union entre l’ancien opposant et le maire sortant relève de l’incohérence. Il pointe du doigt le passé conflictuel entre les deux hommes. « Je regarde avec un certain étonnement – et, je l’avoue, une forme d’ironie – le ralliement de Patrick Chauvin à Patrick de Carolis », déclare-t-il.
Le candidat rappelle que cette alliance survient après celle de Cyril Juglaret, créant selon lui un « patchwork politique » dicté par le calendrier électoral plutôt que par des convictions communes. « Voir aujourd’hui rassemblées des personnalités qui ont passé près de six ans à s’opposer frontalement, à se critiquer publiquement […] ne manque pas de surprendre », ajoute-t-il.
La paternité du bilan économique.
Au-delà des jeux d’alliances, la bataille se porte sur le terrain économique. Alors que le camp De Carolis met en avant la promesse de 1 000 emplois, Jean-Michel Jalabert conteste la méthode et revendique la paternité des grands dossiers actuels. « Une mairie ne crée pas des emplois par communiqué de presse », tacle-t-il, rappelant que ce rôle incombe aux entreprises.
Il affirme que les projets structurants du mandat écoulé sont le fruit de son travail personnel : « La requalification de la zone commerciale de Fourchon, la construction du quartier de l’image aux Minimes, la zone d’activité des papeteries Étienne à Trinquetaille… Tous ces projets sont déjà en cours. Le programme économique du candidat De Carolis ? C’est mon bilan ! ».
Des résultats concrets revendiqués.
Face aux « effets d’annonce », Jean-Michel Jalabert oppose son bilan en matière de sauvegarde de l’emploi local. Il cite notamment le maintien de la MACIF sur le territoire, l’installation de la société de production TNZPV dans l’ancienne école Léon Blum ou encore le maintien du siège de la société Bouhdel. Selon ses chiffres, ces actions auraient permis de sécuriser près de 500 emplois.
« Gérer une ville exige autre chose : de la cohérence, de la constance et de la sincérité », conclut le candidat, qui dit vouloir s’entourer d’une équipe guidée uniquement par l’intérêt général » plutôt que par des calculs partisans