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ARLES : Jean-Michel JALABERT : « La gestion des ressources humaines doit redevenir stratégique »

Après avoir rencontré l’UNSA, Jean-Michel Jalabert critique la gestion RH de la Ville et veut rétablir un dialogue sincère avec les agents municipaux.

C’est un constat sans concession que dresse Jean-Michel Jalabert concernant la situation au sein de la municipalité d’Arles et de son Centre Communal d’Action Sociale (CCAS). Dans un communiqué diffusé ce mardi 17 février 2026, le candidat aux élections municipales a rendu compte de son échange avec l’organisation syndicale UNSA. Cette rencontre marque la première étape d’une série de consultations visant à placer les ressources humaines au cœur du débat public arlésien.

Des dérives managériales pointées du doigt

Pour Jean-Michel Jalabert, le diagnostic est clair : le climat social s’est considérablement alourdi au cours des deux dernières années. Il évoque un sentiment d’arbitraire grandissant parmi les équipes, citant des « décisions incomprises », des « promotions contestées » et des inégalités de traitement. « La gestion des ressources humaines s’est profondément dégradée », déplore Jean-Michel Jalabert, qui va jusqu’à lier son propre départ de la collectivité à ces dysfonctionnements.

Selon lui, cette ambiance délétère a provoqué une fuite des cerveaux préjudiciable à l’administration locale. « Des agents méritants ont été marginalisés. Des cadres compétents sont partis avant d’être placardisés. La collectivité a perdu des expertises précieuses », souligne-t-il. Pour le candidat, une structure de près de 1 500 agents ne peut reposer sur des mécanismes s’apparentant à du clientélisme ou à des « sanctions politiques déguisées en repositionnements ».

L’impact direct sur le service public

Au-delà de la gestion interne, c’est la qualité du service rendu aux Arlésiens qui est, selon lui, menacée. L’affaiblissement de l’encadrement et le départ de compétences clés font peser une charge accrue sur les personnels restants. « On ne peut pas dégrader ses propres forces sans impact sur la qualité du service public », insiste Jean-Michel Jalabert. Il rappelle qu’il n’existe pas de frontière étanche entre le politique et l’administratif et que « les Arlésiens en subissent les conséquences » lorsque la machine municipale se grippe.

Un défi démographique et structurel

L’échange avec l’UNSA a également permis d’aborder les défis structurels qui attendent la Ville d’Arles, notamment le « choc démographique » au sein des effectifs. « Près d’un quart des effectifs partiront à la retraite dans les prochaines années », note le candidat. Face à cette échéance, il plaide pour une véritable Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC), refusant que le recours aux contrats précaires ne devienne la norme de gestion.

Il appelle également à une réforme du régime indemnitaire qui soit appliquée avec « transparence, équité et sécurité juridique ». Pour Jean-Michel Jalabert, la modernisation de la collectivité ne doit pas se faire au détriment de la stabilité des agents : « La gestion des ressources humaines doit redevenir stratégique, anticipée et lisible ».

Une légitimité de terrain

Pour appuyer son propos, Jean-Michel Jalabert met en avant sa connaissance intime des rouages municipaux. Ayant collaboré avec une grande diversité de services — des écoles à la police municipale, en passant par la voirie, les espaces verts ou les services culturels —, il affirme comprendre la réalité quotidienne des agents : « les astreintes, les urgences, les sous-effectifs, les responsabilités juridiques et la pression quotidienne ».

Retisser le lien de confiance

La rencontre avec l’UNSA n’est qu’un début. Jean-Michel Jalabert annonce son intention de rencontrer l’ensemble des organisations syndicales de la Ville et du CCAS pour engager un « dialogue social sincère et structuré ». Son objectif affiché est de rompre avec une vision du dialogue social perçu comme une simple formalité administrative.

En conclusion de sa prise de parole, il définit sa ligne de conduite pour la mandature qu’il vise, articulée autour du respect et de la considération, sans pour autant abandonner l’exigence de performance. « Il n’y a pas de projet de mandature crédible sans les agents », conclut Jean-Michel Jalabert, promettant un cadre de travail stable et juste pour « rétablir une confiance durable ».