ARLES : CIRCA, une galerie singulière
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ARLES : CIRCA, une galerie singulière
CIRCA, une galerie singulière, à l’image de sa fondatrice Marianne HUEBER.
Marianne HUEBER a ouvert, la galerie CIRCA en 2003 dans le quartier de la Roquette, devenu un quartier dynamique d’Arles. Un lieu emblématique de la ville, bien connu, entre autres, des amateurs de design.

A la fois antiquaire et galériste, Marianne, en passionnée, chine et restaure le mobilier des années 1930 à 1970 que son œil sûr a repéré dans les brocantes – des pépites qu’elle restaure elle-même dans son atelier – tout en soutenant les créateurs et artistes contemporains avec qui elle collabore depuis des années. Avec eux s’est tissé un dialogue de confiance, de liberté, Marianne peut donner son avis quand on la sollicite mais sans rien imposer, si ce n’est une exigence de qualité.
Des échanges riches et toujours très respectueux, Marianne écoute, encourage ceux qui viennent régulièrement la retrouver chez Circa et aiment à s’attarder pour discuter de l’œuvre à venir, de l’intention à la fabrication. Ce qui retient son attention, le matériau, le geste et le savoir-faire, et bien sûr l’intention artistique.

Parmi les artistes qu’elle soutient, des céramistes comme Laëtitia di Gioia, révélée par Marianne et qui depuis expose ses grès émaillés à l’international, des souffleurs de verre comme Marie Ducaté, des sculpteurs, peintres ou plasticiens, français ou étrangers. Un métissage réussi entre l’ancien et le contemporain, à l’image d’Arles.
On déambule dans cet espace de 180 m2 d’un immeuble du 18 ème siècle comme dans un salon, les objets et les œuvres se répondent, les alliances opèrent qui témoignent d’une ouverture d’esprit et d’un style sûr et très personnel. Son choix, et elle l’assume. Et ce qui le détermine, c’est d’abord l’allure, la ligne telle une évidence immédiate, et bien sûr l’émotion éprouvée face à l’œuvre.
Marianne Hueber expose également quatre peintres ou photographes par an sur les murs en pierre aux voutes impressionnantes et pourtant chaleureuses. Avec des partis pris audacieux, comme les « photosculptures de Carla Cacianti ou actuellement les aquarelles d’Alexandra Deman, peintre autodidacte. « Cet espace est si fort que les œuvres présentées ne peuvent être évanescentes » explique souvent Marianne. Force et sensibilité, franchir le seuil de Circa, c’est aussi faire la rencontre d’une personnalité, celle de sa fondatrice.
Photosculptures (en relief) de Carla Cacianti.
Lampe en papier de Béatrice Desrousseaux, sculpture bronze bois et fer de Franck Petit, rakù de Claude Bonon.