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ARECHES BEAUFORT : L’alpage, un héritage culturel embléma…

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ARECHES BEAUFORT : L’alpage, un héritage culturel emblématique

Bienvenue à Arêches-Beaufort, au cœur de la Savoie, où tradition et avenir se rencontrent.

Découvrez cette commune montagnarde dynamique, animée par ses 2 000 habitants, un nombre qui quintuple en haute saison. Arêches-Beaufort, une destination avec une longue histoire touristique, est engagée dans la préservation de son territoire et son mode de vie face au changement climatique.

La commune évolue, passant d’un modèle hivernal à des activités hybrides tout au long de l’année. Cette transition est une étape clé, où l’avenir reste incertain mais plein de possibilités. Le dossier présente une communauté fière et enracinée, offrant un aperçu authentique de leur vie et de leur vision d’un tourisme respectueux. Les témoignages des habitants mettent en lumière leur attachement à la terre et leur désir de la partager.

Plongez dans l’univers d’Arêches-Beaufort, où chaque saison invite à l’aventure et au partage d’un patrimoine naturel et culturel exceptionnel.

Agriculture/ Paysages du Beaufortain

L’alpage, un héritage culturel emblématique de la vie montagnarde à préserver dans un contexte de grande évolution

Les alpages du Beaufortain sont issus de pratiques sécu – laires qui ont permis l’entretien d’espaces ouverts, le développement et le maintien d’une biodiversité importante. La création des grands complexes hydro-électriques dans les années 50, la montée en puissance permanente de la fréquentation touristique, puis l’évolution des pratiques pastorales, impactent désormais ces paysages très fragiles. L’évolution climatique, avérée plus sensible en altitude, interpelle aussi. Les pratiques pastorales doivent en particulier aujourd’hui être respectueuses de ces milieux d’altitude, tout en per – mettant une certaine modernisation des unités pastorales. Mais la préservation de cet héritage doit également permettre de réactiver les complémentarités entre vallée, versant (montagnette) et l’alpage, tant d’un point de vue de l’économie pastorale que de l’économie touristique. L’accueil des visiteurs, la gestion de leurs flux, la préservation du patrimoine vernaculaire, la qualité des travaux liés à la gestion des ouvrages hydroélectriques sont également autant de sujets qui doivent être abordés par le paysage.

Un habitat parfaitement intégré

 Il fait partie de l’imaginaire collectif de la montagne. Peut-être même en est-il l’objet le plus symbolique. À Arêches-Beaufort, les chalets occupent une place essentielle dans le paysage. Groupés dans les villages, ou dispersés sur la pente, ils témoignent du mode de vie d’autrefois, lorsque chaque famille se devait de posséder plusieurs chalets à différentes altitudes pour suivre les troupeaux à l’estive.

Construits par la main de l’homme, les chalets d’Arêches Beaufort ont cette simplicité et cet aspect rustique qui font tout leur charme. Le volume est complètement adapté à la pente, les matériaux sont puisés à proximité, les poutres et les panneaux de bois extérieurs sont grossièrement taillés, la toiture revêt des ancelles (tuiles de bois). Plus on monte en altitude, plus la forme est simple et compacte, le chalet n’étant pas destiné à accueillir les habitants au-delà de l’été. Par ses formes sobres et ses matériaux naturels, il s’intègre parfaitement à son environnement et signe modestement la présence humaine au cœur du paysage.

L’eau est partout dans le Beaufortain

 Courant à fleur de roche, ou bien dissimulée par un cheminement souterrain, elle contribue elle aussi au dessin du paysage. Et plus encore depuis que l’homme s’est mis en tête de la domestiquer pour en exploiter l’énergie. Les torrents ont d’abord été mis à contribution, offrant leur courant aux micro-centrales installées sur les rives du Doron et du Dorinet. Puis les grands barrages du Beaufortain ont pris la suite. La Girotte, la Gittaz, Roselend et Saint-Guérin, en stockant l’eau, ont créé de vastes lacs artificiels. Recouvrant parfois ce qui fut autrefois des plateaux d’estive, et même d’anciens hameaux (Roselend). Est-ce la magie de l’eau, le miroir apaisant de ces vastes étendues, les couleurs allant du vert profond au bleu lagon ? Toujours est-il que, 60 ans plus tard, ces lacs de retenue semblent avoir toujours fait partie du paysage. Avec le chalet, le beaufort et la Pierra Menta, on peut même affirmer qu’ils font partie de l’identité du Beaufortain.