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ARECHES BEAUFORT : La trajectoire d’entrepreneur de Marin…

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ARECHES BEAUFORT : La trajectoire d’entrepreneur de Marine PREVOTAUX

Bienvenue à Arêches-Beaufort, au cœur de la Savoie, où tradition et avenir se rencontrent.

Découvrez cette commune montagnarde dynamique, animée par ses 2 000 habitants, un nombre qui quintuple en haute saison. Arêches-Beaufort, une destination avec une longue histoire touristique, est engagée dans la préservation de son territoire et son mode de vie face au changement climatique.

La commune évolue, passant d’un modèle hivernal à des activités hybrides tout au long de l’année. Cette transition est une étape clé, où l’avenir reste incertain mais plein de possibilités. Le dossier présente une communauté fière et enracinée, offrant un aperçu authentique de leur vie et de leur vision d’un tourisme respectueux. Les témoignages des habitants mettent en lumière leur attachement à la terre et leur désir de la partager.

Plongez dans l’univers d’Arêches-Beaufort, où chaque saison invite à l’aventure et au partage d’un patrimoine naturel et culturel exceptionnel.

Du lait d’ânesse aux savons bio : la trajectoire d’entrepreneure rurale deMarine Prévotaux

« Depuis toujours, j’ai su que je vivrais à la montagne, et j’ai commencé par faire les saisons. C’est à Hauteluce que j’ai rencontré le père de mes enfants, un éleveur de vaches. Ensemble, nous avons développé une ferme avec des vaches, des chèvres, et nous envisagions d’ajouter des ânesses, mais avons dû faire face à plusieurs refus dans le secteur agricole. Malgré tout, nous avons créé un cercle vertueux : j’ai appris qu’un âne de six mois pouvait valoir autant qu’une vache. J’ai donc investi dans des ânes avec l’objectif de produire et vendre uniquement du lait d’ânesse. Cependant, les demandes des instituts pharmaceutiques, qui atteignent 600 litres, étaient impossibles à satisfaire avec seulement cinq ânesses. Finalement, je n’ai plus d’ânesses et je ne pouvais pas à la fois les élever et vendre leur lait, qui est désormais importé de Montpellier.

En parallèle, j’ai acheté un bus anglais que j’ai transformé en restaurant, offrant un menu du jour et des plats de cuisine française à déguster sur le pouce. Ce restaurant est astucieusement camouflé dans le bus. Avant cela, j’avais une petite savonnerie, mais récemment j’ai acquis un plus grand local en centre-ville, avec un atelier visitable. Je produis des bougies et des savons, collaborant avec vingt marques, locales ou non. J’utilise des huiles vierges et biologiques pour créer mes savons, incorporant uniquement 10% de lait d’ânesse, reconnu pour ses propriétés hydratantes et anti-âge. »