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AIX EN PROVENCE : Vasarely et la sérigraphie, jusqu&rsquo…

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Floriane Dumont
2 Mar 2024

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AIX EN PROVENCE : Vasarely et la sérigraphie, jusqu’au 1er avril

En 1967, à propos des multiples, Vasarely décrète qu’ils « sont devenus aujourd’hui une réalité ».

Albums, sérigraphies, reliefs, objets et sculptures ne se présentent plus en uniques exemplaires mais en quinze, cent, mille… Grâce à la sérigraphie, l’artiste a pensé sa peinture et les autres arts sans originaux : le support couplé à des procédés industriels distribue avec une qualité égale les combinaisons de couleurs et de formes issus de « prototypes – départs ».

Ces programmations sont à la source de «re-créations», des doubles ou variantes, exploitables sur n’importe quelle surface, et à n’importe quel endroit.

L’entreprise du multiple s’inscrit dans une utopie de démocratisation de l’art accessible à tous et à toutes les bourses. La collaboration répétée avec des manufactures de prestige rend compte de l’exigence.

Des 1959, Vasarely écrit: « À partir du carré préfabriqué des revêtements habituels: majolique faïence, céramiques pour intérieurs; grès, carreaux de ciment coloré pour extérieurs, et du principe développable de la plastique cinétique, j’ai conçu un système d’art mural à intégrer organiquement dans l’architecture ».

En 1966, la galerie Denise René est inaugurée avec les prototypes de Vasarely. La vente des multiples est lancée. L’Atelier Arcay devient un éditeur de longue date. Parmi les adaptations populaires, le plasticien mettra au point un puzzle composé de 95 unités plastiques exerçant le sens esthétique des joueurs.

SOURCE : eNews n° 170 / mars 2024