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AIX EN PROVENCE : Arts numériques – La Biennale 2026…

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AIX EN PROVENCE : Arts numériques – La Biennale 2026 explore la thématique des « Résistances »

La 5ème Biennale des Imaginaires Numériques explorera la résistance artistique à l’ère du numérique du 23 octobre au 17 janvier en région Sud.

Organisée par CHRONIQUES, la Biennale des Imaginaires Numériques s’est imposée depuis sa création en 2018 comme le rendez-vous incontournable des arts et cultures numériques en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Pour sa cinquième édition, qui se tiendra du 23 octobre 2026 au 17 janvier 2027, l’événement investira six villes – Aix-en-Provence, Marseille, Avignon, Arles, Istres et Port de Bouc – autour d’une thématique forte et d’une actualité brûlante : les « Résistances ».

Résistances : un thème au cœur des enjeux contemporains

Le thème de cette nouvelle édition, « Résistances – Hacktivisme, détournements et tactiques artistiques à l’ère numérique », interroge le rôle de l’artiste face à l’omniprésence des technologies. Alors que le numérique s’immisce dans toutes les sphères de l’existence, de l’intime aux dynamiques géopolitiques, les créateurs deviennent des observateurs critiques et les acteurs d’une « contre-narration nécessaire », selon les organisateurs.

La Biennale se propose ainsi d’examiner comment les pratiques numériques, qu’elles relèvent de la performance, de l’installation, du spectacle vivant, de la réalité virtuelle ou augmentée, de la vidéo ou de l’écriture algorithmique, peuvent se muer en espaces de lutte symbolique, politique et esthétique. L’objectif est de mettre en lumière les modalités de résistance artistique face aux logiques normatives, extractivistes et parfois oppressives des technologies contemporaines.

Une exploration plurielle des formes de lutte

La direction artistique, assurée par Mathieu Vabre et le commissaire d’exposition invité Jean Paul Fourmentraux, promet une approche nuancée et plurielle de la résistance, loin des clichés.

« Résister, c’est s’opposer, détourner, hacker, déranger. C’est aussi subvertir, transformer l’impact, traverser la faille, construire dans la fissure, créer », expliquent-ils dans leur note d’intention.

L’événement explorera aussi des formes de lutte plus subtiles, qui ne reposent pas sur la confrontation directe. Certaines démarches artistiques « ne crient pas, elles dansent, elles rient, elles chantent », soulignent les organisateurs. Ces approches, loin de nier le réel, cherchent à le traverser différemment pour créer des espaces de puissance collective et des « fictions désirables ». La résistance devient alors une poétique de l’obstacle, une force d’équilibre et une capacité à ralentir ou à rediriger les flux imposés.

« Résister, ce n’est pas bloquer — c’est faire exister une autre dynamique dans un flux imposé ».

Un déploiement régional et une programmation à venir

La Biennale se distinguera une nouvelle fois par son ancrage territorial fort, en se déployant dans plusieurs lieux emblématiques de la région. L’édition 2026 mettra à l’honneur la « Saison Méditerranée », invitant des artistes et créateurs engagés dans de multiples formes de pratiques numériques, dont les œuvres témoignent de récits alternatifs.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).