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AIX EN PROVENCE : Anniversaire – Angelin PRELJOCAJ célèbre les 50 ans de L’Occitane avec une danse au cœur de la lavande

Pour les 50 ans de L’Occitane, Angelin Preljocaj a créé « D’un geste simple », une œuvre dansée au cœur d’un champ de lavande en Provence.

C’est une rencontre au sommet de la poésie provençale. Pour célébrer ses 50 ans, la maison L’Occitane en Provence s’est offert un cadeau d’exception : une création chorégraphique exclusive signée Angelin Preljocaj. Intitulée « D’un geste simple », cette œuvre d’une vingtaine de minutes, interprétée par cinq danseuses et cinq danseurs, a été dévoilée lors d’une représentation unique et éphémère, dans l’écrin vibrant d’un champ de lavande en Haute-Provence. Un dialogue intime entre l’art des mots d’Olivier Baussan, fondateur et écrivain de la marque, et l’art du mouvement du chorégraphe de renommée internationale.

Une rencontre entre poésie et mouvement

Deux univers, une même terre. D’un côté, l’écriture organique et patiente d’Olivier Baussan, profondément ancrée dans les rythmes de la nature provençale. De l’autre, la grammaire chorégraphique d’Angelin Preljocaj, qui sublime depuis quarante ans les gestes essentiels du quotidien. Le chorégraphe, installé à Aix-en-Provence depuis plus de trente ans, a trouvé dans ce projet une résonance évidente.

« C’est ce dialogue entre simple et virtuose qui me fascine », confie Angelin Preljocaj. « La lumière de cette région, ses valeurs, m’apportent une concentration et une inspiration profondes. »

Cette sensibilité commune est le socle de leur collaboration. L’Occitane en Provence, née en 1976, partage avec l’artiste cet attachement à la poésie et à la beauté mystérieuse des paysages.

« Nous partageons une même attention au sensible. Lui travaille avec le mouvement des corps, moi avec les plantes et les récits. Pourtant, au fond, nous cherchons tous les deux à révéler quelque chose qui ne se voit pas immédiatement », souligne Olivier Baussan.

Partant des textes de ce dernier, Angelin Preljocaj a imaginé une danse qui ne soit pas une illustration, mais un écho.

« [L’écriture d’Olivier Baussan] est extrêmement troublante, émouvante. J’ai souhaité créer une résonance. La chorégraphie n’est pas une traduction littérale, c’est un écho », remarque le chorégraphe.

Une grammaire chorégraphique du vivant

Pour donner corps à cette histoire, Angelin Preljocaj a puisé dans son propre répertoire, assemblant pour la première fois des extraits de ses œuvres majeures. Chaque mouvement évoque les gestes fondateurs de L’Occitane : la semence confiée à la terre (La Stravaganza, 1997), la patience de la pousse (Retour à Berratham, 2015), l’amplitude de la récolte (La Fresque, 2016), l’alchimie du goutte-à-goutte (Larmes Blanches, 1985) ou encore la métamorphose de la matière (Gravité, 2018). La chorégraphie retrace ainsi le cycle authentique de la transformation, de la plante à l’huile essentielle.

« Le geste n’est jamais une technique seulement. C’est une forme de relation. La main ne prend pas, elle accueille », écrit Olivier Baussan. « La beauté naît souvent de la lenteur, de l’attention et des gestes répétés. Dans un monde qui s’accélère, c’est une invitation à retrouver le rythme du vivant ».

La nature comme scène éphémère

Le choix du lieu n’est pas anodin. Loin de toute urbanisation, en contact direct avec les éléments, le champ de lavande est devenu une scène à ciel ouvert. Une expérience sensorielle unique pour les danseurs comme pour les quelques témoins privilégiés de cette représentation.

« Le champ de lavande, c’est presque un rêve. Dans la nature, les éléments sont libres, mouvants — les nuages, le vent, les feuilles qui bougent. Le corps y trouve une sensation totalement autre », confie Angelin Preljocaj.

Pour Olivier Baussan, cette immersion est le cœur même du projet.

« Voir des danseurs évoluer au milieu d’un champ de lavande me touche profondément. Lorsque la danse entre dans ce paysage, les corps deviennent à leur tour une partie du vivant. Ils ne dominent pas le champ ; ils dialoguent avec lui ».

Cet ancrage dans le vivant se prolonge jusque dans les costumes, chinés avec soin et teintés à la main à l’aide de plantes tinctoriales dans un atelier marseillais, créant une harmonie visuelle parfaite entre les corps et le paysage.

Un engagement pour les cultures, au pluriel

Cette création s’inscrit dans un engagement plus large de L’Occitane en Provence en faveur des cultures, qu’il s’agisse de celles du sol ou de l’esprit. L’année du 50ème anniversaire est marquée par de nombreux événements, dont la première édition du Prix Cultures, qui a récompensé l’artiste multimédia Julia Lema Barros. Une manière de célébrer la transmission comme une flamme vivante.

« La transmission n’est pas un héritage figé. C’est une flamme que chacun reçoit pour la faire vivre à sa façon », conclut Olivier Baussan.

Une onde poétique née d’un champ de lavande, dont la vocation est de rayonner bien au-delà de l’instant, comme un souvenir que l’on emporte avec soi.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).