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ABIDJAN : Robert Masumbuko : « Ce financement conclut une mise en œuvre exemplaire »
Le Fonds africain de développement octroie 28 millions de dollars supplémentaires au Bénin pour renforcer la gouvernance économique et le secteur privé.
Le Conseil d’administration du Fonds africain de développement a validé, en fin d’année dernière, un financement additionnel de 28 millions de dollars américains au profit du Bénin. Cette enveloppe est destinée à la poursuite du Programme d’appui à la gouvernance économique et au développement du secteur privé (PAGE-DSP). Après le succès des deux premières phases mises en œuvre en 2023 et 2024, cette nouvelle tranche vise à consolider les acquis en améliorant le climat des affaires, en soutenant l’agro-industrie et en renforçant la résilience climatique.
Robert Masumbuko, responsable du bureau pays du Groupe de la Banque africaine de développement au Bénin, se félicite de cette avancée. « Ce financement supplémentaire conclut une mise en œuvre exemplaire des deux premières phases du programme par le gouvernement de la République du Bénin », a déclaré Robert Masumbuko.
Des objectifs économiques ambitieux
L’objectif central de cet appui financier est d’accroître significativement la part du secteur privé dans l’économie béninoise. Les indicateurs de performance fixés à l’horizon 2025 sont clairs : porter les investissements privés à 35,5 % du Produit Intérieur Brut (PIB), contre 29,9 % en 2022.
Le programme met un accent particulier sur la Zone Économique Spéciale de Glo-Djigbé, véritable poumon industriel en devenir. Les investissements dans cette zone devraient atteindre 23 milliards de FCFA (environ 40,5 millions de dollars), marquant une progression notable par rapport aux 11 milliards de FCFA enregistrés en 2021. De même, la valeur ajoutée des industries agroalimentaires est appelée à croître pour représenter 7,7 % du PIB.
« Ce programme vient consolider les résultats des deux premières phases, qui ont totalisé environ 100 millions de dollars américains », a souligné Ammar Kessab, chef de programme principal à la Banque africaine de développement.
Modernisation institutionnelle et inclusion
Au-delà des chiffres, le programme finance des réformes structurelles majeures. Parmi les mesures phares figure l’adoption par le Conseil des ministres d’un décret régissant l’Autorité nationale de la concurrence. L’opérationnalisation de cette entité est cruciale pour garantir le libre jeu de la concurrence sur le marché national. Parallèlement, une Direction de la promotion du e-commerce sera chargée de piloter la Stratégie nationale du commerce électronique 2025-2029.
L’inclusion sociale n’est pas en reste. Le programme prévoit une actualisation du diagnostic genre dans le secteur agricole. Cette mise à jour vise à intégrer la « budgétisation sensible au genre », désormais obligatoire pour tous les ministères sectoriels, afin de mieux cibler les interventions de l’État en faveur des femmes.
Le Groupe de la Banque africaine de développement (https://www.AfDB.org) demeure la principale institution de financement du développement en Afrique, œuvrant au progrès économique de ses 54 États membres régionaux.