Passer au contenu principal

PARIS : Benjamin LEIBA : « L’immobilier mérite mieux…

Partager :

PARIS : Benjamin LEIBA : « L’immobilier mérite mieux que des promesses impossibles »

Dans une tribune, le co-fondateur de Primomanda dénonce les estimations surévaluées, une pratique qui fragilise vendeurs et professionnels.

Dans un marché immobilier devenu plus complexe et exigeant, la tentation de la surenchère pour décrocher un mandat de vente est grande. C’est contre cette dérive, qualifiée de « marketing de l’illusion », que s’élève aujourd’hui Benjamin Leiba, co-fondateur de la startup Primomanda. Il dénonce une pratique de plus en plus répandue consistant à promettre des prix et des délais irréalistes, au détriment de l’ensemble de la chaîne de valeur immobilière.

Une dérive aux conséquences économiques lourdes

Le scénario, selon Benjamin Leiba, est souvent le même : un bien est estimé bien au-delà de sa valeur de marché réelle pour convaincre un propriétaire de signer un mandat. Cette stratégie à court terme se révèle rapidement préjudiciable.

« Combien de propriétaires se sont vu promettre 800 000 euros pour leur appartement avant de découvrir, quelques mois plus tard, que le marché n’en proposait en réalité que 650 000 ? », s’interroge-t-il dans sa tribune.

Pendant ce temps, les conséquences s’accumulent : le bien, affiché à un prix déconnecté de la réalité, stagne sur le marché, perd en attractivité et voit son image dégradée. Pour le vendeur, le projet de vie financé par la vente est retardé, voire compromis, tandis que sa confiance dans la profession s’érode. Pour les acquéreurs potentiels, la multiplication de biens surévalués crée une défiance et une perte de temps.

Un marché grippé par le manque de transparence

Au-delà des cas individuels, c’est toute la fluidité du marché qui est impactée. Chaque bien dont le prix est artificiellement gonflé contribue à ralentir les transactions. Des vendeurs, confortés par une estimation initiale flatteuse, sont amenés à refuser des offres pourtant cohérentes et alignées sur la valeur réelle. Les délais de vente s’allongent, les négociations se complexifient et la méfiance s’installe durablement entre les différentes parties.

Face à ce constat, Benjamin Leiba plaide pour un retour au devoir de conseil et de vérité, même si cela implique de présenter des estimations moins séduisantes.

« La confiance se construit sur la vérité, pas sur l’espoir », affirme-t-il.

Le professionnalisme comme unique levier de confiance

Pour le co-fondateur de Primomanda, l’avenir de la profession réside dans la capacité des agents à assumer une totale transparence. Il appelle à un changement de paradigme où l’expertise et l’honnêteté priment sur les slogans commerciaux. Un conseil juste, basé sur des données factuelles et une analyse rigoureuse du marché, serait plus profitable à long terme qu’une promesse irréaliste destinée uniquement à obtenir un mandat.

« Un propriétaire n’attend pas qu’on lui vende du rêve. Il attend qu’on lui permette de vendre », conclut-il, soulignant le choix crucial que la profession immobilière doit désormais opérer.

À propos de Primomanda

Fondée par Benjamin Leiba, Primomanda est une jeune entreprise française du secteur de la proptech qui vise à transformer les pratiques de la transaction immobilière.

La plateforme a développé un mécanisme d’engagement économique des agents pour leur permettre d’accéder aux mandats exclusifs. L’objectif est de fluidifier le marché, de garantir des prix plus fiables et de restaurer un climat de confiance entre les vendeurs, les acquéreurs et les professionnels de l’immobilier.

Pour plus d’informations, le site de la société est disponible à l’adresse suivante : https://primomanda.fr

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).