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PARIS : Crise du transport sanitaire – Les ambulancie…

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PARIS : Crise du transport sanitaire – Les ambulanciers au bord de la rupture, une mobilisation nationale imminente

Après l’échec des négociations avec le ministère de la Santé, les fédérations d’ambulanciers appellent à une mobilisation massive dès le 1er juillet.

Le transport sanitaire privé est à l’agonie et s’apprête à le faire savoir. Face à ce que les professionnels décrivent comme « l’inaction gouvernementale », les quatre principales fédérations du secteur (CNSA, FNAA, FNAP, FNMS) lancent un ultimatum et appellent à une mobilisation massive sur tout le territoire à compter de demain, mercredi 1er juillet 2026. Cette escalade fait suite à une démonstration de force à Paris et à un dialogue jugé stérile avec les autorités de santé.

Et dans le Var….

Mercredi 1er juillet, plus de 70 véhicules sanitaires du Var et une centaine d’ambulanciers seront mobilisés.

Départ du convoi à 7h de l’aire de La Garde / Chaberte, en opération escargot, direction Sainte-Musse, puis Préfecture pour une audience avec la directrice de cabinet du préfet à 12h, puis CPAM du Var.

En parallèle, les entreprises mobilisées ne réaliseront plus aucun transport sanitaire, sauf dialyses, oncologie et radiothérapie.

Un dialogue de sourds avec le ministère

Le point de rupture a été atteint le 27 juin dernier, lorsqu’une mobilisation historique a vu converger près de 400 ambulances devant le ministère de la Santé à Paris. Une délégation inter-fédérale a été reçue par Artus de Cormis, conseiller santé auprès de la ministre Stéphanie Rist. Le bilan de la rencontre est qualifié de « cinglant » par les représentants : aucune réponse concrète, aucun engagement chiffré, aucune solution immédiate n’a été proposée pour sauver un secteur en pleine crise. Les fédérations dénoncent une « impasse totale » malgré des propositions jugées « responsables et structurées ».

Une crise économique asphyxiante

Le malaise de la profession repose sur un modèle économique devenu intenable. Les entreprises subissent de plein fouet une hausse exponentielle des coûts du carburant et des charges salariales, sans aucune réévaluation des tarifs fixés par l’État. L’exemple le plus criant reste celui du transport urgent pré-hospitalier, dont la tarification n’a pas évolué depuis 2018 : 64 euros de l’heure pour un équipage de deux ambulanciers, incluant le véhicule, le matériel et le carburant. Alors que l’inflation a bondi de 30 % depuis 2020, cette stagnation des revenus étrangle les trésoreries. La conséquence est dramatique : selon les fédérations, une entreprise de transport sanitaire disparaît chaque semaine en France, menaçant le maillage territorial et l’accès aux soins.

Escalade nationale et actions locales dès le 1er juillet

Face à ce blocage, le mouvement va se durcir dès demain. Des actions sont prévues dans toute la France. Dans le Var, une centaine d’ambulanciers et plus de 70 véhicules sanitaires se mobiliseront dès 7h00 du matin. Le convoi partira de l’aire de La Garde / Chaberte pour une opération escargot en direction du centre hospitalier Sainte-Musse à Toulon, avant de se diriger vers la préfecture où une audience est prévue à midi, puis vers la Caisse Primaire d’Assurance Maladie. Durant cette journée, les entreprises mobilisées n’assureront plus aucun transport sanitaire, à l’exception des missions vitales comme les dialyses, l’oncologie et la radiothérapie.

« La température monte chez les ambulanciers »

Les présidents des quatre fédérations, unis, affichent leur détermination tout en soulignant leur sens des responsabilités, comme en témoigne la suspension des actions régionales le 26 juin en raison de la canicule.

« En responsabilité, nous suspendons la mobilisation en région compte tenu de la canicule. Mais notre alerte reste entière : sans décision concrète, le 1er juillet marquera une rupture majeure pour le transport urgent préhospitalier », prévient Dominique Hunault, président de la CNSA.

« Derrière chaque entreprise fragilisée, un territoire risque de perdre un service disponible jour et nuit pour ses patients mais il faut également ouvrir des négociations conventionnelles », ajoute Thérèse Da Silva, présidente de la FNAA.

« Le dialogue que nous avons enrichi avec des propositions responsables doit désormais produire des décisions immédiates. Les entreprises n’ont plus le temps d’attendre », insiste Maurice Wolff, coprésident de la FNMS.

Les fédérations ont adressé une demande d’audience urgente au Premier ministre, espérant que Matignon entendra un message que le ministère de la Santé semble, pour l’heure, ignorer.

À propos des quatre fédérations

La CNSA (Chambre Nationale des Services d’Ambulances), la FNAA (Fédération Nationale des Artisans Ambulanciers), la FNAP (Fédération Nationale des Ambulanciers Privés) et la FNMS (Fédération Nationale de la Mobilité Sanitaire) représentent plus de 2 000 entreprises de transport sanitaire syndiquées.

Leurs adhérents assurent un service essentiel de proximité, couvrant les transports en ambulance et VSL, les sorties d’hospitalisation, les transferts inter-établissements, la permanence sanitaire et une part significative du transport urgent préhospitalier, garantissant ainsi l’accès aux soins sur l’ensemble du territoire national.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).