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PARIS : UDI – Canicules, adaptation et précampagne présidentielle

Sur Franceinfo, Hervé Marseille, Président de l’UDI et Président du groupe Union Centriste au Sénat, est revenu sur les dossiers du moment.

Le changement climatique, les politiques publiques d’investissement et la précampagne présidentielle.

Il décrit un débat public happé par l’urgence permanente :

« On a affaire maintenant à des événements quotidiens, avec des priorités quotidiennes. Aujourd’hui, la canicule, on réclame des moyens. Hier, la justice était la priorité. Avant-hier, c’était l’essence. Avec les événements internationaux, il faut une loi de programmation militaire avec des moyens ».

Mais il alerte sur la contrainte centrale :

« Il y a juste un détail, c’est qu’on n’a pas les moyens. Comment on dégage des marges ? Comment on fait des économies ? Parce qu’il faut rembourser, et comment on priorise les priorités ».

[NDLR : Les annonces à l’épreuve des faits, ce jeudi 25 juin, la Cour des comptes prévoit pour cette année une dette publique qui continuerait de s’envoler pour dépasser 3 620 milliards d’euros, s’établissant à 118,5% du PIB avec une charge d’intérêts de la dette qui atteindrait 77,4 milliards d’euros.]

Face aux effets d’annonce, il plaide pour une vision de long terme. « La réponse au changement climatique passe par des politiques continues. Des investissements sur plusieurs années, à tous les niveaux ».

« Bien sûr, il y a l’État avec des subventions et des aides, mais il y a aussi les collectivités locales. Les communes gèrent les écoles, les départements les collèges, et les régions les lycées ». Une manière de rappeler que ces investissements ne peuvent pas être réalisés en une seule fois et exigent constance et coordination.

Sur la précampagne présidentielle, il regrette enfin que plusieurs grands sujets structurants soient relégués au second plan :

« Il y a des idées qui sont importantes et qui ne sont pas, aujourd’hui, spécialement dans le débat comme l’Europe, alors qu’elle est malade et qu’on a besoin d’une Europe forte face aux États-Unis, à la Chine, à la Russie, mais aussi l’organisation territoriale du pays, la décentralisation et le pouvoir d’achat ».

(Re)voir l’interview en intégralité

SOURCE : UDI – Les infos de la semaine.