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MARSEILLE : Transports – La Région Sud renforce son plan de lutte contre les violences sexistes et sexuelles

Face à l’insécurité, la Région Sud a adopté un plan de lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans les transports régionaux.

Le constat est alarmant et pousse à l’action. Réunie en Assemblée Plénière ce vendredi 26 juin 2026, la Région Sud a voté un plan régional de lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans les transports, affirmant sa volonté d’atteindre la « zéro impunité » sur son réseau. Cette initiative répond à une réalité nationale préoccupante : 80 % des femmes déclarent se sentir en insécurité dans les transports en commun, et elles représentent 91 % des victimes de violences sexuelles dans ces mêmes espaces.

Ces agressions et ce sentiment d’insécurité ont des répercussions directes sur la mobilité des femmes, qui modifient leurs trajets, changent leurs horaires ou renoncent à certains déplacements, se reportant parfois sur la voiture individuelle. C’est pour briser ce cycle que la Région a structuré son offensive.

« Trop de femmes adaptent encore leurs horaires, leurs trajets ou leurs habitudes par peur d’être importunées ou agressées. Ce n’est pas acceptable. Avec ce plan, la Région Sud agit pour que chacune puisse voyager librement et en sécurité dans les trains régionaux. Aucune impunité pour les délinquants et les agresseurs dans nos transports régionaux », indique la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur dans son communiqué.

Un plan d’action structuré en trois axes

La stratégie régionale s’articule autour de trois piliers complémentaires : dissuader, protéger et accompagner.

L’axe dissuasion passera par des campagnes de sensibilisation à destination du grand public, des actions de prévention ciblées et la formation continue des personnels en contact direct avec les voyageurs, afin de mieux les équiper pour réagir face à ces situations.

Pour protéger les usagers, plusieurs mesures concrètes seront mises en œuvre. La visibilité des numéros d’alerte 3117 (appel) et 31 177 (SMS) sera renforcée. Des zones d’attente sécurisées seront expérimentées sur les quais, et des lieux-refuges seront créés au sein des gares pour accueillir les victimes. Surtout, la présence humaine sera augmentée avec 2 600 heures supplémentaires allouées aux équipes de sûreté ferroviaire dès 2026, soit l’équivalent de quatre agents supplémentaires venant s’ajouter aux 188 agents de la SUGE (Sûreté générale) de la garde régionale des transports. De plus, le dispositif « SAM’Rassure », prévoyant la présence systématique d’un binôme contrôleur-agent de sécurité à bord des trains après 20 h, sera déployé à partir de fin 2029 sur la ligne des Alpes et dans le secteur Est-Provence.

Enfin, l’axe accompagnement vise à améliorer la prise en charge des victimes en facilitant leur orientation vers les associations spécialisées et en simplifiant les démarches pour le signalement des faits et le dépôt de plainte.

Des moyens financiers en hausse

Cet engagement s’appuie sur un effort budgétaire constant depuis 2016. Chaque année, 46 millions d’euros sont consacrés à la sécurité globale des voyageurs. Cette enveloppe est complétée par le Pass Sûreté, doté d’un million d’euros par an, et par un investissement de 4 millions d’euros dans le déploiement de la vidéosurveillance en gare.

La Région souligne par ailleurs que depuis l’ouverture à la concurrence du réseau ferroviaire, les heures de sûreté ont connu une progression de près de 29 %, grâce au renfort d’agents de sécurité privés et d’équipes de médiation, démontrant une montée en puissance continue des moyens alloués à la tranquillité des voyageurs.

Photos Région Sud via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).