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PERPIGNAN : France-Algérie – Le mouvement Peuple Pied…

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PERPIGNAN : France-Algérie – Le mouvement Peuple Pied-Noir revendique ses « droits imprescriptibles »

Le mouvement Peuple Pied-Noir tiendra son assemblée le 29 juin pour débattre de l’exode de 1962, qu’il assimile à une épuration ethnique.

Le mouvement Peuple Pied-Noir (PPN), qui milite pour la reconnaissance des droits de cette communauté, a annoncé la tenue de son assemblée le 29 juin prochain à Perpignan. Cette réunion préparatoire à son congrès d’automne se concentrera sur des revendications historiques et juridiques liées aux conditions du départ d’Algérie en 1962. L’organisation entend placer au cœur des débats la reconnaissance du drame vécu par les Pieds-Noirs et l’application de garanties internationales.

Un exode assimilé à un crime contre l’humanité

Deux thèmes majeurs structureront les discussions. Le premier porte sur la qualification de l’exode massif des Pieds-Noirs. Le mouvement PPN s’appuie sur des définitions du droit international, rappelant que l’ONU peut assimiler un tel événement à une « épuration ethnique » et que les statuts de la Cour pénale internationale définissent « l’expulsion forcée d’une population » comme un crime contre l’humanité.

Le second axe de réflexion concernera les Accords d’Evian. L’organisation revendique l’exécution des garanties de droits prévues pour la communauté européenne et juive, estimant que ces dispositions n’ont pas été traitées et réalisées, contrairement à celles des autres parties signataires.

Une exclusion des négociations dénoncée

Le Comité exécutif du mouvement rappelle le contexte violent qui a entouré le départ de la communauté.

« Après le cessez-le-feu du 19 mars 1962, le déplacement forcé de cette communauté spécifique est consécutif aux massacres et enlèvements perpétrés en Algérie contre elle, tels que le 26 mars à Alger et le 05 juillet à Oran », souligne le Comité exécutif.

L’instance dirigeante dénonce également ce qu’elle qualifie de déni démocratique.

« En ce cas particulièrement exceptionnel et contre leur volonté, les Pieds-Noirs qui, d’une façon totalement anti-démocratique, avaient été écartés des négociations des Accords d’Evian et interdits de vote lors du référendum du 08 avril 1962 d’approbation de ces accords, n’ont pu revendiquer la préservation de leurs biens ni le droit de rester sur leur terre originelle garantis par la convention internationale des Accords d’Evian », conclut le Comité au nom du peuple Pied-Noir.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).