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PARIS : Marc SANCHEZ (SDI) : « Le véritable débat ne fait que commencer » sur le travail du 1er mai
Le Syndicat des Indépendants (SDI) salue l’avancée du Sénat sur le travail le 1er mai mais réclame une règle claire pour toutes les TPE.
Le Syndicat des Indépendants et des TPE (SDI) a salué, ce mercredi 17 juin 2026, l’adoption par le Sénat d’une proposition de loi attendue de longue date. Ce texte vise à autoriser les artisans boulangers-pâtissiers et les fleuristes à employer des salariés volontaires le 1er mai, journée traditionnellement chômée en France. Si le syndicat y voit une avancée positive et une réponse à une « situation devenue incompréhensible », il considère surtout cette mesure comme une première étape avant l’ouverture d’un débat plus large sur le cadre réglementaire du travail lors des jours fériés pour les commerces de proximité.
Une première étape jugée insuffisante
Pour le SDI, qui représente de nombreuses petites et très petites entreprises, la loi votée par la chambre haute vient corriger une incohérence et offre une meilleure sécurité juridique aux professions directement concernées, qui connaissent souvent un pic d’activité ce jour-là. Cependant, le syndicat prévient que cette approche sectorielle ne saurait suffire à résoudre les difficultés rencontrées par l’ensemble des commerces indépendants. Le secrétaire général du SDI, Marc Sanchez, appelle à dépasser la logique des exceptions pour construire un cadre global.
« Le Sénat apporte enfin une réponse à une situation devenue incompréhensible pour les boulangers et les fleuristes. Mais le véritable débat ne fait que commencer. La question n’est plus de multiplier les dérogations métier par métier. Il faut désormais construire une règle claire, équilibrée et adaptée à la réalité des entreprises de proximité », déclare Marc Sanchez.
Quatre principes pour l’élection présidentielle de 2027
À l’approche des prochaines échéances électorales, le SDI entend porter cette réflexion auprès des candidats à la présidence de la République. Le syndicat a d’ores et déjà défini un socle de propositions articulé autour de quatre principes fondamentaux. Le premier est d’assurer une sécurité juridique complète pour les entreprises souhaitant ouvrir. Le deuxième consiste à garantir la liberté pour les entreprises de proximité indépendantes d’accueillir des clients, sans les contraintes pesant sur la grande distribution.
Le troisième principe, essentiel pour l’équilibre social, repose sur le volontariat strict et avéré du salarié. Enfin, le quatrième pilier de cette proposition est l’instauration d’une rémunération obligatoirement doublée pour tout salarié acceptant de travailler le 1er mai, afin de reconnaître l’effort fourni.
Protéger les indépendants de la concurrence déloyale
Toutefois, le syndicat pose une condition essentielle à la mise en place d’un tel dispositif : il ne devrait en aucun cas bénéficier aux grandes enseignes de la distribution. Le SDI estime qu’étendre cette autorisation aux supermarchés et autres grandes surfaces créerait une concurrence déloyale au détriment des commerces indépendants, qui constituent le cœur du tissu économique local. L’objectif est de permettre aux petits commerçants de répondre à une demande locale sans être pénalisés par la puissance de frappe des grands groupes, préservant ainsi un équilibre économique sur l’ensemble du territoire.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

