PARIS : Marc SANCHEZ (SDI) : « Le commerçant reste le premi…
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PARIS : Marc SANCHEZ (SDI) : « Le commerçant reste le premier à payer et le dernier à être indemnisé »
Le Syndicat des Indépendants salue la loi « casseur-payeur » mais exige une indemnisation plus rapide des TPE victimes de violences.
Face à la multiplication des violences et des dégradations lors de rassemblements, le gouvernement a annoncé un projet de loi visant à renforcer la responsabilité financière des auteurs. Le Syndicat des Indépendants et des TPE (SDI) a accueilli favorablement cette initiative, tout en soulignant ses limites et en appelant à des mesures concrètes pour les victimes.
Pour le syndicat, le principe du « casseur-payeur », qui consiste à faire assumer aux auteurs les conséquences pécuniaires de leurs actes, relève d’une logique de bon sens. Toutefois, cette sanction, si elle est juste, ne résout pas le problème immédiat des commerçants et artisans dont l’outil de travail est saccagé.
Une indemnisation rapide, l’autre urgence
Le SDI insiste sur la nécessité d’accompagner ce futur dispositif législatif par un mécanisme d’indemnisation accéléré. L’objectif est de couvrir sans délai les coûts directs et indirects subis par les très petites entreprises : franchises d’assurance souvent élevées, pertes d’exploitation dues aux fermetures forcées et manque à gagner durant la période de reconstruction.
Marc Sanchez, secrétaire général du SDI, alerte sur la situation précaire des indépendants face à ces événements.
« Depuis trop longtemps, les casseurs cassent et les commerçants paient. Chaque vitrine détruite, chaque magasin pillé ou chaque véhicule professionnel incendié représente une facture que les petites entreprises doivent assumer seules pendant des mois », déplore-t-il.
« Une nuit de violences peut effacer plusieurs semaines de chiffre d’affaires. Le principe du « casseur-payeur » va dans le bon sens, mais le débat ne doit pas seulement porter sur la sanction des auteurs. Il doit aussi porter sur l’indemnisation rapide des commerçants et artisans touchés », poursuit Marc Sanchez.
Il conclut par un constat sans appel : « Aujourd’hui encore, lorsqu’un commerce est détruit, le chef d’entreprise reste souvent le premier à payer et le dernier à être indemnisé ».
La sécurité, un enjeu économique majeur
L’insécurité n’est plus perçue comme un simple enjeu d’ordre public, mais comme un véritable facteur de fragilisation économique. Le baromètre national du SDI pour le premier trimestre 2026 révélait déjà que 69 % des dirigeants de TPE constataient une augmentation des incivilités et des actes de malveillance impactant directement leur activité.
Le syndicat rappelle que les TPE sont les plus vulnérables lors des flambées de violences urbaines, qu’elles surviennent durant des manifestations, des rassemblements ou des célébrations sportives. Contrairement aux grandes enseignes nationales, elles ne disposent pas de la trésorerie nécessaire pour absorber des fermetures temporaires, des réparations coûteuses ou une baisse brutale de leur chiffre d’affaires.
Pour le SDI, la lutte contre les violences visant les commerces de proximité doit désormais être élevée au rang de priorité économique, au même titre que le combat contre les retards de paiement ou la protection de la trésorerie des entreprises.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).


