TOULON : Mobilité – Philippe CHESNEAU : « Le projet d…
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TOULON : Mobilité – Philippe CHESNEAU : « Le projet de tramway, un gâchis monumental »
À Toulon, l’absence de tramway cristallise les tensions.
Un usager dénonce un « enfer quotidien » et des décennies d’inaction politique.
Toulon reste la seule grande métropole française à ne pas disposer de tramway. Véritable serpent de mer politique depuis les années 80, le projet, maintes fois annoncé et toujours repoussé, est devenu le symbole d’une fracture entre les promesses des élus et le quotidien des habitants. L’exaspération monte chez les usagers des transports, confrontés chaque jour à une congestion routière endémique. Philippe Chesneau, un résident de l’agglomération, a contacté notre rédaction pour livrer un témoignage sans concession sur ce qu’il qualifie de « gâchis monumental ».
Un enfer quotidien sur les routes de la métropole
Le constat dressé par cet habitant est celui d’une mobilité à bout de souffle, où chaque déplacement devient une épreuve. Il décrit une situation qui, loin de s’améliorer, semble s’être enkystée dans l’inaction.
« Je vous écris pour partager mon exaspération, qui est celle de milliers d’habitants de la métropole toulonnaise. Chaque jour, faire le trajet entre La Seyne-sur-Mer et La Garde, ou simplement traverser Toulon, est un enfer. Nous sommes pris en otage dans des embouteillages monstrueux, nous perdons un temps fou, nous subissons le stress et la pollution. Et pourquoi ? Parce que nos élus, depuis des décennies, sont incapables de doter notre territoire d’un transport en commun digne de ce nom : un tramway. »
Le Bus à Haut Niveau de Service, un « leurre » inefficace
Pour pallier l’absence de tramway, les autorités ont mis en place un réseau de Bus à Haut Niveau de Service (BHNS). Une alternative que Philippe Chesneau juge totalement inadaptée aux enjeux d’une agglomération de cette taille.
« On nous a vendu le BHNS comme la solution miracle. C’est un leurre ! Un gadget qui n’a rien de « haut niveau ». Ces bus sont eux-mêmes coincés dans la circulation, leurs voies dédiées sont discontinues et leur capacité est ridicule face à la demande. Ce n’est qu’un pansement sur une jambe de bois, une manière de ne pas prendre la véritable décision courageuse que tous les Toulonnais attendent. »
Un sentiment d’abandon et de déclassement
Au-delà des difficultés pratiques, c’est un sentiment de déclassement qui domine dans ce témoignage. La comparaison avec les métropoles voisines, qui ont toutes massivement investi dans les transports modernes, est amère.
« Quand je vois ce qui a été fait à Nice, Montpellier ou même Marseille, j’ai honte pour Toulon. Nous sommes traités comme des citoyens de seconde zone. Ce dossier du tramway est le symbole de décennies de décisions politiques calamiteuses et de manque de vision. Le gâchis est monumental, tant sur le plan financier qu’écologique et humain. Ce n’est pas seulement une question de transport, c’est une question d’attractivité pour notre territoire, de qualité de vie. On nous parle de Zone à Faibles Émissions (ZFE), mais on ne nous donne aucune alternative crédible à la voiture individuelle. C’est une situation absurde et intenable. »
Le cri d’alarme de Philippe Chesneau illustre une frustration largement partagée au sein de la métropole. Alors que les enjeux climatiques et économiques rendent la question de la mobilité plus cruciale que jamais, le projet de tramway toulonnais demeure, pour l’heure, à quai.
via Presse Agence.
A NOTER…
Le Collectif Tramway et Transports en assemblée générale annuelle :
jeudi 18 juin 2026 à 18h
salle Franck ARNAL
rue Vincent Scotto, La Rode, Toulon.
L’Assemblée générale sera suivi à 18h30 d’une présentation argumenté du recours engagé contre la déclaration d’utilité publique signé par le préfet pour le bus à haut niveau de service et plus largement d’un échange sur quels transports en commun nous avons besoin dans la métropole.
