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TOULOUSE : Opération d’écopâturage sur le site du futur col…

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TOULOUSE : Opération d’écopâturage sur le site du futur collège

Durant un an, vingt-six brebis et chèvres vont entretenir de manière écologique cette friche industrielle d’1,7 hectare, propriété du Département, de Toulouse Métropole et d’Oppidéa, tout en ravivant le passé pastoral du quartier.

Un exemple de l’engagement de la collectivité en faveur de la bifurcation écologique.

Ce vendredi 5 juin 2026, au petit matin, l’ambiance est joyeuse et un brin surréelle au sud-est de Toulouse sur le chemin de Malepère. Les bêlements de vingt moutons et six chèvres se font entendre sur le site de l’ancienne scierie désaffectée depuis 2007. C’est le top départ d’une opération d’écopâturage qui doit durer au moins un an. Sur ce terrain accidenté, acquis par le Conseil départemental, les peupliers, frênes et éléagnus s’apprêtent à être dévorés. C’est ici, en septembre 2031, que le futur collège ouvrira ses portes.

Pour Georgiana Mateescu, chargée d’opération Travaux neufs à la direction du patrimoine du Département, le choix de l’écopâturage relève de l’évidence : « Le terrain présente d’importants dénivelés et de nombreux merlons à cause des gravats issus des anciennes démolitions. C’est un relief difficile d’accès. L’écopâturage est beaucoup moins cher qu’une tonte mécanisée, il n’engendre aucune nuisance sonore et c’est profondément écologique ».

Économie de CO2

Aux commandes de cette opération, on retrouve la société Tondobêle, spécialisée dans l’écopâturage et représentée par ses fondateurs, Manu Brousseau et Alexis Robin, accompagnés de leur collaborateur Matisse. Éleveurs depuis plusieurs générations, installés entre Castelnau-d’Estrétefonds et Fronton, ils veillent aujourd’hui sur un cheptel de 1 200 animaux et entretiennent près de 50 sites dans la région. « Nous sommes avant tout éleveurs, très attachés au bien-être animal. L’écopâturage permet une réelle économie de CO2 et améliore la biodiversité, là où la tonte mécanique détruits les habitats et décime les insectes. Il y a aussi un fort aspect social qui se développe autour de ces bêtes », explique Alexis Robin.

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SOURCE : Conseil départemental de la Haute-Garonne.