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NICE : Julien PICOT : « Notre Métropole ne doit plus être un territoire de seconde zone »

À Nice, l’élu Julien Picot dénonce une « injustice territoriale » et demande pour sa métropole les mêmes leviers de financement que la région parisienne.

À l’issue d’un conseil d’administration de la Régie Lignes d’Azur qui s’est tenu ce jeudi 11 juin 2026, Julien Picot, administrateur de la régie et élu communiste, a lancé un appel vibrant pour l’égalité de traitement des territoires en matière de transports publics.

Tout en saluant « le professionnalisme remarquable des agents », il a dressé le constat d’un important retard d’investissement qui pénalise la Métropole Nice Côte d’Azur.

Un retard structurel à combler

Selon l’élu, ce déficit en transports collectifs a des conséquences directes sur le quotidien des habitants, le dynamisme économique local et la transition écologique. Face à cette situation, il estime qu’il est impératif d’accélérer les projets structurants, au premier rang desquels figurent les futures lignes 4 et 5 du tramway.

« Les Niçoises et les Niçois n’ont que trop attendu. Notre Métropole a besoin d’un véritable choc d’investissement dans les transports collectifs », a-t-il insisté.

Pour Julien Picot, le développement du réseau doit s’accompagner d’une politique de l’emploi volontariste, avec le recrutement de conducteurs, de techniciens, d’agents de maintenance et de personnels de sécurité. Il y voit un levier majeur pour renforcer le service public et créer des emplois qualifiés sur le territoire.

Le plafonnement de la taxe mobilité en question

Au cœur de sa revendication se trouve une inégalité de traitement fiscal : le plafonnement de la taxe mobilité, une ressource essentielle au financement des transports.

Il interroge : « Pourquoi la région parisienne bénéficierait-elle d’un plafond de taxe mobilité supérieur à celui dont disposent les grandes métropoles de province ? ».

Pour l’administrateur de Lignes d’Azur, cette situation n’est plus tenable.

« Cette différence de traitement n’est ni juste, ni rationnelle, ni acceptable. Elle crée une inégalité territoriale contraire à l’esprit de la République », a affirmé Julien Picot.

Un appel à l’unité au-delà des clivages politiques

Conscient que cette bataille ne peut être menée seul, Julien Picot a publiquement interpellé le président de la Métropole Nice Côte d’Azur, Éric Ciotti, pour qu’il porte cette revendication auprès des plus hautes instances de l’État.

« J’appelle publiquement Éric Ciotti, président de la Métropole Nice Côte d’Azur, à engager un combat déterminé auprès du Gouvernement et du Parlement afin de faire évoluer cette législation », a-t-il déclaré.

Il précise que cet enjeu « dépasse les clivages politiques » et concerne l’ensemble des acteurs du territoire, car il touche à la justice sociale, au développement économique et à l’urgence écologique.

Pour lui, la conclusion est claire : pour améliorer la fréquence des bus et des tramways, la sécurité et l’emploi, il faut donner à la Métropole les moyens financiers de ses ambitions.

« Quand on défend réellement les Niçoises et les Niçois, on refuse que notre Métropole soit considérée comme un territoire de seconde zone », conclut-il, déterminé à poursuivre ce combat pour que « Nice mérite les mêmes droits, les mêmes moyens et la même ambition que Paris ».

via Presse Agence.