PARIS : Contrefaçon – Le design, critère d’acha…
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PARIS : Contrefaçon – Le design, critère d’achat majeur, devient une cible économique privilégiée
Une étude de l’EUIPO révèle que le design est un facteur d’achat clé, ce qui en fait une cible de choix pour la contrefaçon, alerte l’UNIFAB.
L’Union des Fabricants (UNIFAB) tire la sonnette d’alarme suite à la publication, ce mercredi 10 juin 2026, d’une nouvelle étude de l’Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO). Les résultats confirment une tendance de fond : le design est devenu un critère de décision essentiel pour les consommateurs européens, attisant par la même occasion la convoitise des réseaux de contrefacteurs et menaçant des pans entiers de l’économie.
Le design, un critère d’achat devenu central
Les chiffres de l’étude menée par l’EUIPO sont sans équivoque. Près de 72 % des consommateurs européens estiment que le design d’un produit est un facteur important lors de l’achat. Ce pourcentage grimpe même à 76 % sur le marché français, démontrant une sensibilité particulière à l’esthétique et à la conception des objets.
Cette tendance est encore plus marquée chez les jeunes générations. Parmi les 18-24 ans, 80 % considèrent le design comme un critère déterminant. Preuve de cette valorisation, 73 % des Européens se déclarent prêts à payer un prix plus élevé pour un article bénéficiant d’un design de qualité supérieure. Cette importance croissante accordée à la création fait mécaniquement des secteurs à forte valeur ajoutée esthétique — mode, maroquinerie, ameublement ou bijouterie — les victimes désignées de la contrefaçon.
Des pertes financières colossales pour l’industrie européenne
Les conséquences économiques de ce fléau sont massives. Selon les estimations de l’EUIPO, la contrefaçon dans les industries du design engendre des préjudices financiers considérables. Le secteur de la mode et de l’habillement déplore à lui seul 12 milliards d’euros de pertes chaque année à l’échelle de l’Union européenne. Pour la maroquinerie, la bijouterie et l’horlogerie, le manque à gagner annuel s’élève à 2,7 milliards d’euros.
La France est particulièrement touchée, avec des pertes chiffrées à 1,72 milliard d’euros pour l’habillement et à 354 millions d’euros pour les articles de maroquinerie, de bijouterie et d’horlogerie. Derrière ces chiffres se cache une réalité sociale préoccupante : ces secteurs représentent environ 28 millions d’emplois dans l’UE, soit 13 % de l’emploi total, et contribuent à plus de 16 % du PIB de l’Union. La contrefaçon fragilise ce tissu industriel, détruit des emplois qualifiés et pénalise durement les PME, souvent moins armées pour défendre juridiquement leurs créations.
L’e-commerce et les jeunes, vecteurs de banalisation
L’étude de l’EUIPO met également en lumière la banalisation de l’achat de produits contrefaisants, un phénomène amplifié par l’essor du commerce en ligne et l’influence des réseaux sociaux. Environ 13 % des Européens admettent avoir déjà acheté intentionnellement une contrefaçon. Ce chiffre explose pour atteindre 26 % chez les jeunes de 15 à 24 ans, une génération ultra-connectée et exposée en permanence à des offres frauduleuses.
L’UNIFAB rappelle que le préjudice n’est pas seulement économique. Les faux produits, qui ne respectent aucune norme de sécurité ou de qualité, exposent les consommateurs à des risques sanitaires réels. De plus, leur commercialisation alimente directement les caisses d’organisations criminelles internationales.
Face à ce constat, l’UNIFAB appelle à une mobilisation générale pour protéger le savoir-faire européen.
« Le design est l’une des expressions les plus visibles de la créativité européenne. Le protéger, c’est défendre notre industrie, nos emplois et la confiance des consommateurs. », déclare Delphine Sarfati-Sobreira, Directrice Générale de l’UNIFAB.
Protéger la création pour préserver la compétitivité
L’association salue les travaux de l’EUIPO et les récentes réformes législatives visant à simplifier les procédures d’enregistrement des dessins et modèles. Elle insiste cependant sur la nécessité d’aller plus loin. Une protection efficace des créations passe par le renforcement des contrôles douaniers, une lutte accrue contre la vente en ligne de contrefaçons et une application stricte de l’arsenal juridique existant.
Pour l’UNIFAB, l’information des consommateurs sur les risques encourus et le maintien d’un haut niveau d’exigence de la part des pouvoirs publics sont les conditions indispensables pour préserver l’innovation et la compétitivité des entreprises européennes sur le marché mondial.
À propos de l’UNIFAB
L’Union des Fabricants (Unifab) est l’association française dédiée à la promotion et à la protection de la propriété intellectuelle. Fondée pour lutter contre la contrefaçon, elle rassemble de nombreuses entreprises de tous secteurs et œuvre à la sensibilisation des consommateurs et des pouvoirs publics sur les dangers de ce fléau.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

