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PARIS : Rentrée littéraire – Bayard Éditions dévoile…

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PARIS : Rentrée littéraire – Bayard Éditions dévoile deux titres entre tension et mémoire

Bayard Éditions annonce une rentrée littéraire resserrée autour de deux titres forts : le premier roman d’Elisa Routa et un essai de Raphaël Meltz.

Pour sa rentrée littéraire d’août 2026, la maison d’édition Bayard fait le choix d’une sélection ciblée mais percutante en ne publiant que deux ouvrages. L’un est un premier roman au suspense psychologique intense, l’autre un essai sur les derniers instants de grandes figures de la littérature. Deux livres qui, selon l’éditeur, explorent « la brutalité et l’inéluctabilité du réel » tout en y opposant « une résistance lucide, entêtée, exubérante ».

Un premier roman sous haute tension

Avec Trois petits chats, Elisa Routa signe un premier roman saisissant, attendu en librairie le 26 août prochain. Le récit plonge le lecteur dans le huis clos d’une bastide provençale balayée par le vent. L’arrivée d’un homme, aussi habile avec les outils qu’avec les mots, vient bouleverser l’équilibre d’une famille. Derrière une façade de normalité, où les volets sont repeints et les portes réparées, se cache une tyrannie domestique.

L’incipit du roman donne le ton :

« Voilà nous sommes cinq à la maison trois plus un chien plus quelqu’un d’autre ».

Le livre explore, à travers les yeux d’une jeune fille, la montée de la peur et la nécessité de protéger son petit frère. Une atmosphère saturée de tension où, pour survivre, il faudra puiser dans « la rage de l’enfance ». L’autrice, née en 1984, vit et travaille à Anglet et se consacre à l’écriture. Ce premier ouvrage de 240 pages sera vendu au prix de 17 €.

Un extrait révèle la profondeur psychologique du personnage principal :

« Moma connait la différence entre l’épreuve et le drame l’expérience du chagrin éternel rend sans doute tout le reste supportable. ».

Cinq silences, cinq voix immortelles

Le second titre de cette rentrée est Cinq silences. Derniers mots d’écrivains, un essai de Raphaël Meltz. L’auteur s’y penche sur les derniers instants de cinq écrivains majeurs morts prématurément : Franz Kafka (1924), Virginia Woolf (1941), Albertine Sarrazin (1967), Georges Perec (1982) et Roberto Bolaño (2003).

« Tant de derniers mots. (…) Durant leurs dernières semaines, ils ont écrit des livres, des lettres, des journaux intimes ; ils ont parlé à leurs proches, à leurs médecins, parfois à leurs lecteurs. Masse de mots, de messages, de traces. Mais comment choisir, comment déterminer ce qui restera comme leurs mots ultimes ? ».

Raphaël Meltz interroge ce moment de bascule où la vie s’achève mais où l’œuvre entre dans la postérité. Il explore la conscience de la mort, le temps qu’il reste pour achever un livre et les mécanismes qui font qu’un auteur demeure essentiel après sa disparition. Le cas de Kafka et de ses dernières volontés trahies par son ami Max Brod est emblématique de cette réflexion.

« Tout brûler. Tout faire disparaître. (…) Mais parce que Max Brod n’a pas respecté les volontés de Franz Kafka, il nous reste énormément de choses de lui. Tant de mots qu’il aurait voulu nous faire oublier. ».

Raphaël Meltz est un auteur prolifique, ayant déjà publié une quinzaine de livres sous son nom ou sous le pseudonyme d’Hadrien Klent. Cinq silences, un ouvrage de 400 pages proposé à 23 €, paraîtra également le 26 août 2026.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).