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ARLES : Festival OFF – L’exposition (DÉ)GÉNÉRÉ(…

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ARLES : Festival OFF – L’exposition (DÉ)GÉNÉRÉ(E)S questionne la notion d’« art dégénéré »

À Arles, l’exposition (DÉ)GÉNÉRÉ(E)S explore, dans le cadre du Festival OFF, ce que signifie aujourd’hui une photographie « dégénérée ».

Du 8 au 26 juillet 2026, l’Étoile de la Roquette à Arles accueillera une exposition collective au titre volontairement provocateur : (DÉ)GÉNÉRÉ(E)S. Initié par le commissaire Nicolas Havette dans le cadre du Festival OFF Arles, cet événement gratuit rassemble près d’une vingtaine d’artistes pour interroger les normes du visible et la place des images qui dérangent dans notre société contemporaine.

Un héritage historique comme point de départ

Le projet puise sa résonance dans l’histoire, en référence directe à l’exposition « Entartete Kunst » (« Art dégénéré ») organisée par le régime nazi en 1937. Celle-ci visait à discréditer et rejeter les formes d’art jugées impures, non conformes à l’ordre esthétique et politique établi. Près d’un siècle plus tard, les organisateurs de (DÉ)GÉNÉRÉ(E)S estiment que ce terme n’a rien perdu de sa violence.

L’exposition part du constat que chaque époque invente ses propres catégories et ses exclusions. Les périodes les plus sombres, rappellent les initiateurs du projet, « s’affirment rarement tout de suite par les autodafés. Elles commencent par le classement des corps, des récits et des images ».

Une réponse à la simplification contemporaine

Cette réflexion historique trouve un écho puissant dans notre présent. L’appel à participation, lancé par Nicolas Havette, est né d’une « sensation » face à une époque où « les discours affirment une simplification désirable ». Un monde où les nuances deviennent suspectes, où les algorithmes privilégient la ressemblance et où la complexité est perçue comme un obstacle.

L’objectif n’est pas de rejouer l’histoire, mais de se demander ce que pourrait être, aujourd’hui, une photographie qui refuse de se conformer. Une photographie qui « déborde de son cadre, contamine les catégories, trouble les certitudes ». Près de vingt artistes ont répondu à cet appel, acceptant de se réunir sous cette bannière pour retourner le mot « dégénéré » contre sa propre histoire.

Un cabinet de curiosités contemporain

Loin de présenter une esthétique commune, l’exposition se conçoit comme un acte de montage, un « vaste cabinet de curiosités contemporain ». Les pratiques des artistes exposés sont diverses, voire contradictoires, mêlant l’archive, le document, la fiction, l’intelligence artificielle ou des procédés photographiques variés. Parmi les artistes présentés figurent notamment Jean-Christian Bourcart, Marthe Lazarus, Kaëlis Robert, Vladimir Seleznev ou encore Bruno Privat.

Ce qui réunit ces créateurs est une méfiance partagée envers les récits trop simples. Les œuvres ne sont pas rassemblées pour illustrer un thème, mais pour générer des « écarts et des collisions », invitant le visiteur à un dialogue visuel où les images se répondent, se contredisent et s’enrichissent mutuellement.

Informations pratiques

L’exposition (DÉ)GÉNÉRÉ(E)S se tiendra du 8 au 26 juillet 2026 à l’Étoile de la Roquette, située au 20 rue Genive à Arles, un lieu chargé d’histoire ayant notamment vu grandir le photographe Lucien Clergue. Elle sera ouverte gratuitement du mercredi au dimanche, de 15h à 20h. Le vernissage aura lieu le vendredi 10 juillet à 17h, et les artistes seront présents durant la semaine professionnelle des Rencontres d’Arles.

Cet événement s’inscrit dans la programmation foisonnante du Festival OFF Arles, qui se déroule du 6 juillet au 5 octobre 2026 et transforme la ville en une immense galerie à ciel ouvert.

Le programme complet du festival sera disponible en ligne à partir du 15 juin sur le site officiel : Festival OFF Arles (https://www.festival-off-arles.com/).

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).