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PARIS : Affaire Lyhanna – Stéphane RAMBAUD : « La justice et le pouvoir politique mis en accusation »
Pour Stéphane Rambaud, député de la 3ème circonscription du Var : « Le meurtre d’une fillette de 11 ans est présenté comme le symptôme d’une faillite systémique de la justice et d’un déni politique ».
Le drame de la jeune Lyhanna, 11 ans, tuée par un pédophile multirécidiviste, dépasse le simple fait divers pour devenir, selon une analyse virulente, le symbole d’un système judiciaire et politique à bout de souffle. Loin d’être une fatalité, ce meurtre est décrit comme la conséquence directe de défaillances structurelles profondes et d’un renoncement idéologique à protéger la société.
Une justice en état de défaillance systémique
Stéphane Rambaud revient sur cette affaire : « L’analyse dépeint une justice dévastée, à l’image d’autres services publics comme la santé ou l’éducation, dont la dégradation se serait accélérée sous la présidence d’Emmanuel Macron. Plusieurs causes sont avancées pour expliquer cette situation critique. En premier lieu, une forme de « désacralisation » de l’intégrité physique, qui mettrait sur le même plan les atteintes aux personnes et les atteintes aux biens.
Ensuite, un déni politique est pointé du doigt : en qualifiant l’insécurité de simple « sentiment », les gouvernements successifs auraient justifié une baisse drastique des moyens. Les chiffres sont éloquents : la France se classe au 20ème rang des 27 pays de l’Union européenne pour le nombre de magistrats par habitant (11,15 pour 100 000 habitants contre 26,3 en Allemagne). Parallèlement, avec un taux d’occupation de 129,3 %, ses prisons connaissent la troisième pire surpopulation carcérale de l’UE ».
Enfin le parlementaire du Var reprend : « L’analyse dénonce un pourrissement du système judiciaire par la gauche, qui aurait érigé la réinsertion des criminels en priorité absolue, au détriment de la sécurité des citoyens. Une vision à laquelle le Rassemblement National, cité dans le document, oppose la nécessité de mettre hors d’état de nuire les criminels et les délinquants ».
Des mesures jugées cosmétiques face à des maux structurels
« Face à ce constat, les propositions visant à simplement aggraver les peines sont qualifiées d’effets de communication masquant les véritables problèmes. La critique vise une « nonchalance » du gouvernement et de certains élus, illustrée par le scandale des animateurs périscolaires à Paris, où 78 agents ont été suspendus, dont 31 pour des soupçons de violences sexuelles sur mineurs.
Le texte met en garde contre les solutions simplistes et appelle à une refonte en profondeur. Il s’agirait de répondre à la politisation de certains syndicats de la magistrature, de revoir les priorités pénales et de libérer le travail des magistrats et enquêteurs.
Cette critique s’étend au fonctionnement même des institutions, citant en exemple la loi intégrale dite transpartisane de 2025. Cette dernière a été élaborée en excluant 210 députés des groupes RN, UDR et LFI », explique encore Stéphane Rambaud, ancien commissaire de police qui a passé 30 ans la police nationale.
Une décision assumée par la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, qui déclarait sur France Info TV le mardi 9 juin 2026 vouloir une loi : « travaillée de façon transpartisane avec des députés qui appartiennent à tous les groupes politiques sans les extrêmes ».
Un bilan sécuritaire et migratoire jugé catastrophique
« L’analyse dresse enfin un bilan chiffré très sombre des années de pouvoir d’Emmanuel Macron. En 2025, la France aurait enregistré quotidiennement en moyenne 2 homicides, 1 300 violences physiques et 363 violences sexuelles, dont 130 viols ou tentatives. Entre 2017 et 2025, les homicides auraient augmenté de 18 %, les violences physiques de 57 % et les violences sexuelles de 132,1 %.
La politique migratoire est également ciblée. Sous le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, le taux d’exécution des obligations de quitter le territoire français (OQTF) n’était que de 6,6 % selon un avis du Sénat de novembre 2023. Dans le même temps, le nombre de primo-titres de séjour a atteint 384 230 en 2025, et les demandes d’asile ont explosé pour s’établir à 157 552 en 2024, soit le double du pic de la crise migratoire de 2015″, conclut, avec fermeté? le député du Var.
via Presse Agence.


