BÉZIERS : Polémique – L’association anti-corrid…
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BÉZIERS : Polémique – L’association anti-corrida COLBAC dénonce l’affiche de la « Feria des entrepreneurs »
À Béziers, le Comité de Liaison Biterrois pour l’Abolition de la Corrida (COLBAC) fustige l’affiche d’un événement économique utilisant le torero comme symbole.
À la veille de la « Feria des entrepreneurs » qui se tient à Béziers, une vive polémique a éclaté autour de l’affiche promotionnelle de l’événement. Le Comité de Liaison Biterrois pour l’Abolition de la Corrida (COLBAC) a publié ce lundi 8 juin un communiqué pour dénoncer ce qu’il considère comme une association d’images inappropriée et révélatrice du soutien de la municipalité à la tauromachie. L’affiche en question représente un homme d’affaires dont la tête est coiffée d’une montera, le chapeau traditionnel du torero, pour symboliser la réussite économique.
Un symbole économique jugé « peu crédible »
Pour l’association de défense des animaux, le choix de la figure du torero pour incarner l’esprit d’entreprise, l’innovation et la prospérité est un contre-sens. Le COLBAC affirme que le modèle économique de la corrida est aujourd’hui « fragile, dépendant, contesté et en difficulté », le qualifiant même de « cas d’école ».
Pour étayer son propos, le comité rappelle la situation financière précaire de ce secteur à Béziers même. Il souligne notamment que la société BETARRA, organisatrice des corridas locales, se trouve actuellement en redressement judiciaire. De plus, l’association estime que la grande majorité des toreros, à l’exception d’une poignée de vedettes, peinent à vivre de leur activité. Le communiqué insiste sur le fait que la corrida ne survivrait que grâce à des financements publics ou privés, palliant un désintérêt du marché. « On est loin de l’image d’un secteur d’avenir. Comme symbole de réussite entrepreneuriale, on a vu plus moderne — et surtout plus crédible », tacle le COLBAC.
Une manœuvre de soutien à la tauromachie
Au-delà du symbole, le COLBAC y voit une stratégie délibérée de la part des organisateurs et de la municipalité. Selon l’association, associer le monde de l’entreprise à l’univers taurin n’est pas anodin et viserait à « renforcer les liens entre les réseaux économiques locaux et le milieu de la corrida ». L’objectif serait de continuer à ancrer cette pratique dans les sphères d’influence de la ville.
Le comité dénonce ainsi une « opération de communication » qui participe, selon ses termes, à la banalisation et au soutien institutionnel d’une pratique largement contestée pour sa cruauté envers les animaux.
« Une bien mauvaise publicité pour les entreprises »
Enfin, le COLBAC s’inquiète des répercussions de cette communication sur l’image des entrepreneurs eux-mêmes. L’association considère qu’associer l’image d’une « pratique sanglante » à l’entrepreneuriat constitue « une bien mauvaise publicité » pour les entreprises locales et nationales participant à l’événement. « Mais visiblement, cela importe peu à la municipalité, du moment que la corrida continue d’être promue », conclut amèrement le communiqué.
Le COLBAC, présidé par Sophie Maffre-Baugé, invite les citoyens et les entrepreneurs à prendre conscience de l’instrumentalisation de cet événement économique au profit de la tauromachie. L’association continue son combat pour l’abolition de la corrida et met à disposition ses informations sur son site internet officiel : https://www.colbac.info.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).


