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LA FARLÈDE : Prise d’otage au centre pénitentiaire – Le syndicat FO tire la sonnette d’alarme
Après la prise d’otage d’une infirmière, le syndicat FO alerte sur la dégradation des conditions de sécurité et dépose un préavis de grève.
La tension est montée d’un cran au centre pénitentiaire de La Farlède, commune située à une quinzaine de kilomètres au nord-est de Toulon. Dimanche dernier, dans la matinée, une infirmière exerçant au sein de l’Unité Sanitaire en Milieu Pénitentiaire (USMP) a été victime d’une prise d’otage. Suite à cet événement, les syndicats Force Ouvrière du Centre Hospitalier Intercommunal Toulon-La Seyne (FO CHITS) et de l’Etablissement Public de Santé Mentale du Var (FO EPSY VAR) ont vivement réagi, exprimant leur « pleine solidarité » avec leur collègue et l’ensemble des équipes.
Dans un tract diffusé ce mardi, le syndicat estime que cet acte grave doit imposer une réflexion collective sur la sécurité des professionnels de santé intervenant en milieu carcéral.
Un événement « de trop » dans un climat dégradé
Pour Force Ouvrière, l’incident de dimanche n’est pas un acte isolé mais la conséquence d’un contexte de tension croissante.
« Pour FO, cet évènement grave est l’évènement de trop ! », martèle le syndicat.
Il dénonce une situation globale marquée par une augmentation constante de la population pénale, contrastant avec des effectifs soignants et pénitentiaires qui, eux, restent inchangés. Cette situation engendre, selon l’organisation, une dégradation progressive des conditions de travail et de sécurité. Les équipes de l’USMP constateraient ainsi depuis plusieurs mois une « augmentation significative des tensions », générant davantage de frustration, d’agressivité et de risques de passages à l’acte, qu’ils soient auto ou hétéro-agressifs.
Des alertes répétées et des moyens jugés insuffisants
Le syndicat souligne avoir alerté les autorités à de multiples reprises ces dernières années sur plusieurs points critiques. En tête des préoccupations figure l’insuffisance des effectifs, tant du côté des soignants que des surveillants pénitentiaires, qui ne permet plus de garantir un niveau de sécurité jugé acceptable.
La vétusté et l’inaccessibilité des dispositifs matériels d’alerte sont également pointées du doigt. Concrètement, les infirmiers se retrouvent régulièrement seuls sur leur secteur durant le week-end, les délais d’intervention en cas d’incident s’allongent et les risques professionnels s’accroissent. L’impact de ces difficultés sur la qualité et la sécurité des prises en charge est devenu une préoccupation majeure pour les personnels.
Revendications et préavis de grève pour le 11 juin
Face à ce qu’il qualifie d’urgence, Force Ouvrière a formulé une série de revendications claires et a déposé un préavis de grève pour le jeudi 11 juin 2026. Le syndicat exige le renforcement immédiat des effectifs infirmiers et de ceux de l’administration pénitentiaire affectés à l’unité sanitaire, ainsi qu’une réévaluation complète des organisations de travail durant le week-end.
Il demande également la réalisation d’une analyse actualisée des risques professionnels et la mise en place d’un accompagnement psychologique adapté pour les agents impactés par la prise d’otage. Sur le plan matériel, FO revendique l’aménagement de salles de soins entièrement sécurisées, dotées d’équipements de protection facilement accessibles pour les soignants.
Les sections FO seront reçues par leurs directions respectives et ont sollicité un rendez-vous en urgence auprès du préfet du Var et du directeur de l’Agence Régionale de Santé (ARS) pour obtenir des garanties concrètes.
« Parce que soigner ne doit jamais mettre un professionnel en danger. Parce que la sécurité des agents n’est pas négociable et doit être la priorité de TOUS ! », conclut le communiqué syndical.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).


