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PARIS : Catherine CHABAUD : « Les CROSS sont les gardiens de notre sécurité en mer »
À l’occasion des 60 ans des CROSS, le ministère de la Mer salue le rôle essentiel de ces 9 centres dans le sauvetage maritime en France.
Les Centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage (CROSS), véritables sentinelles du littoral français, célèbrent aujourd’hui soixante ans d’existence. Créés en 1966 pour rationaliser et coordonner les secours en mer, ces centres sont devenus un maillon indispensable de la sécurité maritime, veillant 24h/24 sur les côtes de l’Hexagone et des outre-mer.
Pour marquer cet anniversaire, le ministère de la Mer a publié un dossier de presse revenant sur l’histoire et les missions de cette institution. Catherine Chabaud, ministre déléguée chargée de la Mer et de la Pêche, y salue l’engagement des agents et souligne l’importance de leur mission face aux défis actuels.
« *Face à une mer qui n’a jamais été aussi fréquentée, les CROSS sont les gardiens de notre sécurité en mer : des femmes et des hommes qui, 24h/24, surveillent la navigation maritime mais aussi les pollutions, coordonnent les secours, anticipent les dangers et protègent les vies* », déclare la ministre.
Un maillage territorial de 1966 à nos jours
L’histoire des CROSS débute en 1966 à Lorient avec la création d’un premier centre expérimental, le CROD, qui deviendra le CROSS Atlantique. Face à la densification du trafic maritime et au développement des loisirs nautiques, la nécessité d’une coordination centralisée s’est imposée. Le réseau s’est ensuite rapidement étendu avec la création du CROSS Méditerranée à La Garde (1968), du CROSS Manche à Jobourg (1971), du CROSS Gris-Nez (1977) et du CROSS Corsen (1982), ce dernier étant une conséquence directe de la marée noire de l’Amoco Cadiz en 1978.
Le dispositif a été complété dans les années 1990 et 2000 par des centres en outre-mer (Antilles-Guyane, La Réunion, Nouvelle-Calédonie, Tahiti), assurant ainsi la responsabilité de la France sur une zone de recherche et de sauvetage immense de près de 24 millions de km². Aujourd’hui, le réseau compte 9 centres armés par quelque 340 professionnels, civils et militaires.
Au cœur de l’action : 15 000 opérations par an
Les missions des CROSS sont multiples : réception des alertes, direction des opérations de recherche et de sauvetage, surveillance de la navigation et des pollutions, et diffusion des informations de sécurité. Ils constituent le point d’entrée unique pour toute personne en difficulté en mer.
« *Chaque année, les 9 centres hexagonaux et ultramarins coordonnent environ 15 000 opérations de secours. Derrière ces chiffres, il y a de nombreuses vies préservées, mais aussi des drames qui auraient pu être évités* », rappelle Catherine Chabaud.
Pour mener à bien leurs missions, les CROSS s’appuient sur un large éventail de moyens étatiques (Marine nationale, Gendarmerie, Sécurité civile, Douanes) et sur des partenaires essentiels comme les 10 000 bénévoles de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM), qui interviennent dans près de la moitié des opérations.
Le projet « CROSS Nouvelle Génération »
Confronté à une activité croissante et à de nouveaux risques liés au dérèglement climatique, le Gouvernement a lancé en 2022 une réflexion pour moderniser le réseau. Le projet « CROSS Nouvelle Génération » vise à renforcer la résilience et l’efficacité du dispositif d’ici 2027.
Cette réforme s’articule autour de quatre axes majeurs : la création d’un CROSS fonctionnel par façade maritime pour une meilleure répartition des charges, la mise en place d’un service national d’appui au traitement de l’information maritime s’appuyant sur les nouvelles technologies, et la création de services nationaux dédiés au soutien technique et à la formation opérationnelle.
La sécurité en mer, un impératif collectif
En conclusion de son éditorial, la ministre insiste sur la responsabilité partagée.
« *La sécurité en mer est l’affaire de tous : plaisanciers, professionnels de la mer, collectivités et associations* », souligne-t-elle.
Il est rappelé à tous les usagers de la mer qu’en cas d’urgence, il faut contacter le CROSS en composant le 196 depuis la côte ou en utilisant le canal 16 de la VHF en mer.
Pour plus d’informations, le dossier de presse est disponible sur le site du ministère (https://www.ecologie.gouv.fr/).
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

