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VAL D’ALLOS : Écotourisme – Le Parc du Mercanto…

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VAL D’ALLOS : Écotourisme – Le Parc du Mercantour cadre la découverte de sa biodiversité

Dans les Alpes-de-Haute-Provence, le Val d’Allos concilie tourisme et protection au sein du Parc national du Mercantour via un modèle d’écotourisme exigeant.

Niché aux sources du Verdon, le Val d’Allos s’engage dans une démarche de tourisme durable pour préserver son patrimoine naturel exceptionnel, au cœur de l’un des plus grands territoires sauvages de France : le Parc national du Mercantour. La commune d’Allos y déploie une stratégie d’accueil qui vise à rendre la montagne accessible tout en garantissant le respect de sa faune et de sa flore.

Un équilibre délicat entre protection et découverte

Créé en 1979, le Parc national du Mercantour s’étend sur plus de 146 000 hectares. La commune d’Allos présente la particularité d’appartenir à deux zones distinctes : le cœur du Parc, un sanctuaire de haute montagne où la réglementation est stricte pour minimiser l’empreinte humaine, et son aire d’adhésion, où la commune collabore volontairement pour promouvoir un développement respectueux. Ce double statut permet de trouver un équilibre entre l’accueil des visiteurs et la protection à long terme des écosystèmes alpins.

Le guide du randonneur éco-responsable

Pour garantir la quiétude de la faune, des règles précises encadrent les activités. Dans le cœur du Parc, les chiens sont interdits, même tenus en laisse, afin de ne pas perturber les marmottes et les chamois. L’usage des drones est également proscrit pour préserver l’espace aérien des grands rapaces comme l’aigle royal. Les activités nautiques sont interdites dans les lacs d’altitude pour en protéger les écosystèmes fragiles. Il est demandé aux randonneurs de rester sur les sentiers balisés, qui s’étendent sur plus de 1 000 kilomètres. Si le camping et les feux sont interdits, le bivouac reste autorisé entre 19h et 9h, à plus d’une heure de marche de tout accès routier.

Pastoralisme et faune sauvage, une cohabitation organisée

Le Val d’Allos abrite une faune remarquable : chamois, bouquetins, marmottes, vautours fauves ou encore tétras-lyre. Pour permettre leur observation sans dérangement, des sorties naturalistes encadrées sont organisées. Le territoire est aussi une terre de pastoralisme. Chaque été, 14 500 moutons transhument depuis la Provence vers les alpages, contribuant à l’entretien des prairies et au maintien de la biodiversité. Pour une cohabitation sereine avec les troupeaux et leurs chiens de protection, les randonneurs sont invités à consulter la plateforme Pastorando qui localise les zones de pâturage.

Des sites emblématiques à l’accès régulé

Le Lac d’Allos, plus grand lac naturel d’altitude d’Europe (2 230 m), est un site emblématique dont l’accès est volontairement maîtrisé. Le parking du Laus, le plus proche, est payant et son accès est limité en haute saison pour réguler la fréquentation. Le secteur est par ailleurs une « zone blanche », sans réseau mobile, offrant une véritable opportunité de déconnexion. Pour l’accessibilité, une joëlette est mise gratuitement à disposition (sur réservation) pour les personnes à mobilité réduite. Les randonneurs plus aguerris peuvent se lancer dans l’ascension du Mont Pelat (3 051 m), qui offre un panorama à 360° sur les Alpes du Sud.

Des temps forts pour s’immerger et comprendre

La saison estivale 2026 sera marquée par deux événements majeurs. Du 3 au 5 juillet, l’événement Explor’Nature, organisé avec les agents du Parc, proposera un atlas de la biodiversité, avec une journée grand public le 4 juillet. Au programme : randonnées, ateliers et expositions. Plus tard dans la saison, le week-end Mercantour Écotourisme, les 19 et 20 septembre, mettra en lumière les acteurs locaux engagés, avec des rencontres et des sorties thématiques.

Nuits en refuge sous un ciel étoilé

Pour une immersion complète, les refuges du lac d’Allos (2 230 m) et du col d’Allos (2 247 m) proposent une expérience de sobriété en altitude. Ces haltes sont aussi une porte d’entrée vers le ciel. Le territoire bénéficie du label « Réserve Internationale de Ciel Étoilé » (RICE), qui garantit une qualité d’observation astronomique exceptionnelle, loin de toute pollution lumineuse.

via Presse Agence.