PARIS : Touraj VAND : « Je libère un endroit où quelqu’un d…
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PARIS : Touraj VAND : « Je libère un endroit où quelqu’un d’aujourd’hui peut se tenir »
L’artiste Touraj Vand, premier lauréat du Prix Anahita, s’apprête à livrer un face-à-face saisissant entre l’héritage persan et l’Iran d’aujourd’hui.
Le coup d’envoi est imminent ! Du 2 au 12 juillet 2026, l’arène de la Galerie Keshavarzian, au cœur de Paris, va vibrer au rythme d’une confrontation artistique hors norme. Sur le ring : Touraj Vand, sacré premier champion du tout nouveau Prix Anahita, qui présente son exposition événement, « Today’s Heroes ». Un choc des titans où les enluminures millénaires de la Perse se mesurent aux silhouettes vibrantes de notre époque. Préparez-vous à une performance qui promet de marquer les esprits.
Le vernissage, prévu le jeudi 2 juillet à 18h30 en présence du champion, sonnera le début de dix jours de pure intensité créative. Ce match au sommet n’est pas un simple accrochage, c’est l’aboutissement d’une vision, celle d’un artiste qui a su imposer son style sur la scène internationale.
Un champion au palmarès étincelant
Touraj Vand n’est pas un nouveau venu. Né en 1984 en Iran et aujourd’hui installé en France, cet athlète de la création a déjà conquis les plus grands titres. Distingué par l’International Design Award aux États-Unis, le World Brand Design Award au Royaume-Uni ou encore The Best Brand Design en Allemagne, son talent a été salué par des médias de prestige comme *The Guardian* ou *Die Zeit*.
Mais le champion a aussi un cœur. Au-delà de ses victoires personnelles, il a fondé une initiative bénévole qui a permis de former deux mille jeunes Afghanes aux métiers du design, prouvant que les plus grands talents sont aussi ceux qui savent transmettre et partager. Un geste de classe qui donne encore plus de poids à sa performance artistique.
Une technique de combat révolutionnaire
La stratégie de Touraj Vand est audacieuse, presque disruptive. Il ne cherche pas à imiter ou à moderniser la miniature persane : il la fait entrer dans une nouvelle dimension. Avec une précision chirurgicale, il dégage le centre de ces compositions anciennes, ce lieu traditionnellement réservé aux héros mythiques, aux combats épiques ou aux trônes royaux. Il crée une ouverture, un espace de respiration au cœur de la tradition.
« Je n’ajoute rien à la miniature. Je l’écoute, et je libère, en son centre, un endroit où quelqu’un d’aujourd’hui peut se tenir. Le reste se fait tout seul : la mémoire reconnaît le présent, et le présent, à son tour, reconnaît la mémoire », explique l’artiste, Touraj Vand.
Dans ce cercle libéré, il place une silhouette contemporaine. Un héros ou une héroïne ordinaire de l’Iran d’aujourd’hui. Le choc visuel est total. Les cavaliers, les ors et les démons d’hier deviennent les spectateurs d’une présence actuelle, vibrante et silencieuse.
Un face-à-face entre mémoire et présent
Le résultat est un dialogue d’une puissance inouïe. Aucune époque ne domine l’autre. Elles se font face, se reconnaissent, se magnifient mutuellement. L’enluminure d’hier devient le décor grandiose d’une scène d’aujourd’hui ; la silhouette contemporaine acquiert une dimension mythique, s’inscrivant à son tour dans une lignée millénaire.
À travers ce geste magistral, Touraj Vand rend hommage aux héros anonymes des chapitres récents de l’histoire iranienne. Celles et ceux qui, sans armure ni destrier, ont porté à bout de bras la flamme du quotidien, de la dignité et de la mémoire. Une flamme que l’on retrouve dans certaines œuvres, non comme une arme, mais comme une veilleuse, symbole d’un héritage qui survit par le courage de ceux qui le protègent.
Le Prix Anahita, la consécration d’un visionnaire
Cette exposition est couronnée par le Prix Anahita, fondé cette année par la Galerie Keshavarzian et l’Association Gondishapour. Ce trophée vise à célébrer chaque année un créateur qui prolonge et réinvente de l’intérieur l’héritage culturel iranien. Le nom Anahita, divinité ancienne des eaux et de la connaissance, est un symbole parfait : une source qui se transmet et qui désaltère.
En choisissant Touraj Vand comme premier lauréat, le jury a salué un artiste qui ne se contente pas de regarder le passé, mais qui le convoque sur le terrain du présent pour y disputer le match de l’avenir. Un combat pour la mémoire, mené avec la virtuosité d’un grand maître.
via PA Sport.

