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NICE : Julien PICOT (PCF) : « Face au narcotrafic, il faut des moyens pour la Douane et les services publics »

Le secrétaire départemental du PCF 06, Julien Picot, dénonce les « discours » et réclame des moyens humains et matériels pour la Douane face au narcotrafic.

Dans une déclaration publiée le 2 juin 2026, Julien Picot, secrétaire départemental du Parti communiste français (PCF) des Alpes-Maritimes et conseiller municipal de Nice, interpelle les pouvoirs publics sur la stratégie de lutte contre le narcotrafic. Estimant que ce fléau « gangrène nos quartiers, alimente les violences, détruit des vies et fragilise la cohésion sociale », il appelle à rompre avec les « opérations de communication » pour privilégier un renforcement concret des services de l’État en première ligne.

La Douane, un rempart affaibli par l’austérité

Le communiqué met en lumière le rôle central des agents de la Douane, qui réalisent, selon le texte, près de 75 % des saisies de stupéfiants en France. Qualifiant leur engagement d’« exemplaire », Julien Picot déplore cependant l’affaiblissement de ce service public, conséquence, selon lui, de « politiques d’austérité et de logiques ultra-libérales ».

« Suppressions de postes, manque d’investissements, dégradation des conditions de travail : les agents de la Douane, comme l’ensemble des fonctionnaires, sont sommés de faire toujours plus avec toujours moins », écrit le secrétaire départemental.

Face à ce constat, le PCF 06 demande un changement de cap radical.

« Nous demandons un renforcement massif des effectifs douaniers, des recrutements à la hauteur des besoins, des moyens matériels modernisés et une véritable reconnaissance du rôle stratégique de la Douane dans la sécurité de notre pays », poursuit le communiqué.

L’indispensable volet financier et fiscal

La lutte contre les réseaux criminels ne se limite pas à l’interception des marchandises. Julien Picot souligne l’importance du volet financier de ce combat, mené par les agents des Finances publiques. Leur mission est jugée essentielle pour démanteler les structures économiques du trafic, notamment par « l’identification et la confiscation des avoirs criminels, la traque des circuits de blanchiment d’argent, ainsi que la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales ».

Comme pour la Douane, le conseiller municipal alerte sur le manque de moyens alloués à ces agents, qui ont, eux aussi, « besoin d’effectifs suffisants, de moyens adaptés et d’une véritable reconnaissance de leurs missions ».

Une interpellation directe d’Éric Ciotti

Le texte vise également directement le député des Alpes-Maritimes Éric Ciotti, auquel Julien Picot reproche un « double discours ». Il l’accuse de ne pas joindre les actes à la parole en matière de sécurité.

« On ne peut pas prétendre mener une guerre sans merci contre les trafiquants tout en soutenant, directement ou indirectement, des politiques qui réduisent les moyens de l’État et affaiblissent les services publics », dénonce Julien Picot.

Pour le représentant communiste, l’efficacité de l’action publique repose avant tout sur les ressources qui lui sont consacrées.

« La sécurité ne se décrète pas dans les médias ; elle se construit par des actes, des investissements et des effectifs », affirme-t-il.

En conclusion, le PCF des Alpes-Maritimes réaffirme son « soutien total » aux fonctionnaires et appelle à mettre fin au « démantèlement des services publics » pour donner à la République les moyens de combattre efficacement un fléau qui « tue par les règlements de comptes, par l’addiction, par l’emprise des réseaux criminels sur des territoires entiers ».

via Presse Agence.