LE CAP : Énergie en Afrique – Le Nigeria attire 18,2…
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LE CAP : Énergie en Afrique – Le Nigeria attire 18,2 milliards de dollars d’investissements record
Le ministre nigérian Heineken Lokpobiri présentera à l’AEW 2026 les réformes qui ont attiré 18,2 G$ d’investissements dans son secteur pétrolier.
Le Nigeria s’affirme de nouveau comme une destination majeure pour les investissements pétroliers et gaziers en Afrique. L’honorable sénateur Heineken Lokpobiri, ministre d’État chargé des ressources pétrolières (pétrole), a été confirmé comme l’un des orateurs vedettes de la prochaine African Energy Week (AEW) 2026, qui se tiendra au Cap, en Afrique du Sud. Il y présentera la transformation du secteur amont nigérian, porté par une vague d’investissements sans précédent et des réformes structurelles.
Un cycle d’investissement sans précédent
Le secteur énergétique du Nigeria connaît l’un de ses cycles d’investissement les plus dynamiques de la dernière décennie. Rien qu’en 2025, le pays a validé 28 nouveaux plans de développement de gisements, représentant une valeur totale de 18,2 milliards de dollars. Selon les données gouvernementales, ces projets devraient permettre de débloquer environ 1,4 milliard de barils de réserves de pétrole brut.
Cette dynamique est largement attribuée aux réformes engagées dans le cadre de la loi sur l’industrie pétrolière (PIA), qui a instauré des incitations fiscales plus attractives et des processus d’octroi de licences accélérés. S’exprimant à Abuja plus tôt cette année, le ministre Lokpobiri a souligné que le Nigeria avait capté quatre des sept principales décisions d’investissement finales (FID) prises en Afrique entre 2024 et 2025, consolidant ainsi sa position de leader sur le continent.
Les majors internationales en première ligne
Au cœur de cette renaissance se trouve le complexe en eaux profondes de Bonga, opéré par Shell. La compagnie a récemment pris une décision d’investissement finale de 5 milliards de dollars pour le projet Bonga North. Ce raccordement sous-marin devrait ajouter plus de 300 millions de barils de ressources récupérables et constitue une nouvelle référence pour la compétitivité du Nigeria dans l’exploitation en eaux profondes.
Dans le même élan, ExxonMobil prévoit d’injecter jusqu’à 1,5 milliard de dollars entre 2025 et 2027 dans le champ pétrolier d’Usan, également en eaux profondes. Cet investissement vise à revitaliser la production par le biais de nouveaux forages et de la modernisation des infrastructures existantes.
L’essor des producteurs locaux
Parallèlement à l’engagement des compagnies pétrolières internationales, les producteurs nigérians jouent un rôle de plus en plus crucial. Heirs Energies, par exemple, ambitionne d’atteindre une production de 100 000 barils par jour en accélérant le développement de son portefeuille onshore dans le delta du Niger, notamment sur le bloc OML 17. De son côté, Seplat Energy optimise son portefeuille terrestre, élargi suite à l’acquisition d’actifs d’ExxonMobil, renforçant ainsi la contribution des opérateurs locaux à la stabilisation de la production nationale.
Une vision stratégique pour l’avenir
Lors de l’AEW 2026, Heineken Lokpobiri devrait détailler la vision énergétique du Nigeria, qui cherche à équilibrer la croissance de la production pétrolière avec la monétisation du gaz, l’expansion des capacités de raffinage national et une participation accrue des acteurs locaux. NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre africaine de l’énergie, salue cette stratégie.
« Le Nigeria prouve une fois de plus ce qu’il est possible de réaliser lorsque la politique va de pair avec l’exécution », a déclaré NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre africaine de l’énergie.
« Sous la houlette de dirigeants tels que Heineken Lokpobiri, nous constatons un regain de sérieux en matière de production, d’investissement et de réalisation des projets – des développements en eaux profondes à la croissance menée par les acteurs locaux. C’est exactement le type de dynamique dont l’Afrique a besoin : pas de promesses, mais des barils, des projets et des accords bancables ».
L’intervention du ministre nigérian est attendue comme l’un des moments forts de la conférence, illustrant le retour du Nigeria au premier plan de la scène énergétique africaine et son ambition de transformer cette dynamique d’investissement en une croissance durable de sa production.
via Presse Agence.


