Passer au contenu principal

PARIS : Maxime MEUNIER : « La circulation de l’information…

Partager :

PARIS : Maxime MEUNIER : « La circulation de l’information conditionne la performance industrielle »

Selon Technilog, l’enjeu industriel n’est plus la production de données, mais leur collecte et leur circulation efficaces pour la performance.

L’industrie moderne est submergée de données. Des automates aux capteurs, en passant par les systèmes de supervision et les équipements de production, une quantité massive d’informations est générée en continu : états machines, températures, consommations, alarmes, cycles de production ou encore défauts. Pourtant, le véritable défi ne réside plus dans la création de cette donnée, mais dans la capacité à la collecter, la contextualiser, l’unifier et la transmettre efficacement aux systèmes qui en ont besoin.

Le paradoxe des données industrielles

Sur le terrain, la réalité demeure complexe. Les informations sont souvent dispersées entre des équipements hétérogènes, issus de plusieurs générations de matériels, utilisant des protocoles de communication variés et gérés par différents logiciels spécialisés. De nombreuses données existent depuis des années mais restent difficiles à exploiter à une échelle globale. Les flux d’informations sont encore trop souvent cloisonnés entre les ateliers, la supervision et les applications métiers ou les systèmes informatiques de l’entreprise.

Ce cloisonnement a des conséquences opérationnelles directes. Les équipes perdent un temps précieux à rechercher des informations, à retraiter manuellement des exports de fichiers ou à reconstituer des corrélations entre plusieurs sources. Une donnée qui circule mal est une donnée sous-exploitée, ce qui limite la qualité de la supervision, la traçabilité des processus, la pertinence des analyses, les stratégies d’optimisation énergétique, l’efficacité de la maintenance ou encore le déploiement de projets d’amélioration continue et d’intelligence artificielle.

La connectivité, au-delà des protocoles

C’est ici que la connectivité industrielle prend toute son importance. Aujourd’hui, connecter un environnement de production ne se résume plus à simplement « faire remonter des variables ». L’objectif est d’organiser une circulation d’informations fiables et structurées entre le terrain (OT) et les différents systèmes qui pilotent l’entreprise : MES, ERP, GMAO, outils analytiques ou plateformes de pilotage (IT).

Cette approche doit composer avec de multiples contraintes : des parcs d’équipements hétérogènes, une multitude de protocoles, des impératifs de disponibilité et des exigences de cybersécurité croissantes. Dans ce contexte, des standards comme OPC UA ou MQTT jouent un rôle clé pour faciliter les échanges. Cependant, le transport d’une donnée ne suffit pas à la rendre exploitable. Une information n’acquiert de la valeur que si l’on sait précisément d’où elle provient, à quel équipement elle correspond, dans quel contexte elle a été produite et comment elle peut être réutilisée.

Des plateformes pour unifier les flux

La principale difficulté n’est donc pas technique, mais sémantique : il s’agit de rendre les données compréhensibles, cohérentes et exploitables à l’échelle de toute l’organisation. C’est pour répondre à ces enjeux que des solutions émergent, comme la plateforme de connectivité industrielle DevI/O de Technilog. Ce type d’outil permet de centraliser, transformer et redistribuer les flux de données entre différents environnements industriels et informatiques, sans remettre en cause les infrastructures existantes.

Cette capacité est essentielle dans des architectures où coexistent souvent plusieurs générations d’équipements, plusieurs constructeurs et plusieurs technologies. Remplacer systématiquement l’existant n’est pas toujours la solution la plus pertinente. Il est souvent plus efficace de connecter intelligemment les systèmes déjà en place pour mieux valoriser les données qu’ils produisent au quotidien. La connectivité devient ainsi le socle de la performance.

« Demain, les projets industriels les plus performants ne seront probablement pas ceux qui produiront le plus de données. Ce seront surtout ceux capables de faire circuler une information fiable, contextualisée et exploitable entre l’ensemble de leurs systèmes », analyse Maxime Meunier, Analyste support chez Technilog.

via Presse Agence.