TOULON : Municipales 2026 – Les nouveaux maires prenn…
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TOULON : Municipales 2026 – Les nouveaux maires prennent leurs marques dans le Var et les Alpes-Maritimes
Deux mois après un scrutin municipal intense, les nouvelles équipes élues dans le Var et les Alpes-Maritimes s’installent et affichent leurs priorités.
Le paysage politique local du Var et des Alpes-Maritimes a été profondément redessiné suite aux élections municipales de mars 2026. Passé le temps des campagnes et des dépouillements, l’heure est désormais à l’installation des nouveaux conseils municipaux et à la prise de fonction des maires, entre discours d’unité et premières passes d’armes politiques. Ces premières semaines dessinent les contours des mandats à venir, largement centrés sur la « politique du quotidien ».
Des investitures et des discours rassembleurs
La fin du mois de mars a été marquée par les cérémonies d’investiture dans les principales villes de la région. À Toulon, la nouvelle maire, Josée Massi, a été officiellement installée le vendredi 27 mars. Dans son premier discours, elle a tenu à s’adresser à l’ensemble de ses administrés, au-delà des clivages politiques.
« Je suis la maire de tous les Toulonnais », a-t-elle déclaré.
Un message d’apaisement et d’unité également porté le lendemain, samedi 28 mars, par les nouveaux élus des communes voisines. À Hyères, Véronique Bernardini a endossé l’écharpe tricolore en affirmant sa volonté d’incarner une nouvelle ère.
« Être la maire de tous les Hyérois », a-t-elle souligné.
Même tonalité à La Valette-du-Var, où Julien Argento, fraîchement élu, a pris ses fonctions en insistant sur sa mission de service public pour tous.
« Je serai le Maire de tous les Valettois », a-t-il promis lors de son installation.
Continuité et confirmations dans certaines communes
Si de nombreux visages ont changé, certaines communes ont fait le choix de la continuité. C’est notamment le cas à Bormes-les-Mimosas, où François Arizzi a été confortablement réélu dès le premier tour avec 63 % des suffrages exprimés. Une victoire nette qu’il a attribuée à la force de son programme et à la cohésion de son équipe.
« Un projet qui rassemble », a commenté M. Arizzi le 26 mars, saluant la confiance renouvelée de ses électeurs.
Cette réélection illustre une tendance observée dans plusieurs municipalités où les maires sortants, porteurs de bilans jugés solides, ont su conserver leur siège.
Un climat politique régional encore tendu
Cependant, la fin de la période électorale n’a pas effacé toutes les tensions. Dans les Alpes-Maritimes, le climat politique est resté vif, notamment à Nice. Le rassemblement citoyen ViVA! a alerté le 25 mars sur des agressions violentes, tandis que La France Insoumise 06 et le Parti Communiste Français ont dénoncé des attaques menées par des groupes d’extrême droite contre des militants et des étudiants.
« L’élection d’Éric CIOTTI ne doit pas être un blanc-seing pour l’extrême droite », a réagi Julien Picot, du PCF 06, le 24 mars, appelant à la vigilance républicaine.
Le paysage politique a également été marqué par des recompositions, à l’image du départ de David Lisnard du parti Les Républicains, une décision saluée par son relais dans le Var, Arnaud Georges, comme une « décision de cohérence ».
La primauté des enjeux locaux
Au-delà des manœuvres politiques, les débats de campagne ont révélé un attachement profond des habitants aux enjeux du quotidien. Les nouvelles équipes municipales sont désormais attendues sur des dossiers concrets : aménagement du territoire, sécurité, transports, environnement et services publics. Des projets comme la transformation de la RD559 à La Garde, l’inauguration d’un nouveau pôle médical à Gonfaron ou encore la gestion de la circulation à La Seyne-sur-Mer illustrent cette « politique du quotidien » qui constituera le véritable baromètre de la réussite des mandats qui débutent.
via Presse Agence.


