NICE : Julien PICOT : « L’urgence est la dignité humaine »
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NICE : Julien PICOT : « L’urgence est la dignité humaine »
Le PCF06 réagit au projet de prison d’Éric Ciotti sur le site Nicéa et appelle au respect de la dignité des détenus, des personnels et des retraités.
Le paysage politique niçois s’anime suite à la proposition d’Éric Ciotti, rendue publique hier, d’implanter une nouvelle maison d’arrêt sur le site de la résidence Nicéa. Par la voix de son secrétaire départemental, Julien Picot, la fédération des Alpes-Maritimes du Parti Communiste Français prend position sur ce dossier sensible, qui succède au projet avorté de méga-hôpital porté par le maire Christian Estrosi au même endroit. Si les communistes ne regrettent pas l’abandon du pôle hospitalier, ils placent désormais la question de la dignité humaine au cœur des débats sur l’avenir de ce terrain.
Un projet de prison sur les cendres d’un méga-hôpital
Le site de la résidence Nicéa, initialement destiné à accueillir un vaste complexe hospitalier regroupant les établissements de Cimiez, de l’Archet, de Lenval et le centre Antoine-Laccasagne, change radicalement de vocation. Le projet de Christian Estrosi, que les communistes affirment avoir « combattu dès l’origine », laisse place à une nouvelle proposition : une maison d’arrêt.
Pour le PCF06, la crise du système de santé local ne provenait pas des infrastructures.
« Le système de santé à Nice, au bord de l’asphyxie, ne souffre pas de ses locaux, mais de son manque criant de moyens et d’effectifs », rappelle Julien Picot.
Les communistes interpellent directement le maire de Nice, en sa qualité de Président du Conseil d’administration du CHU, pour qu’il « engage le dialogue avec les autorités de santé pour obtenir ces effectifs ».
La maison d’arrêt actuelle, une situation « effrayante »
Le besoin d’une nouvelle prison n’est cependant pas nié. La situation de l’établissement pénitentiaire actuel, situé en plein centre-ville, est qualifiée d’« effrayante ». Le Parti Communiste dénonce depuis de nombreuses années des conditions qui affectent à la fois le personnel et les détenus.
« Humainement, il n’est pas acceptable que des agents du service public travaillent dans ces conditions, tout comme il n’est pas acceptable que des détenus soient ainsi soumis à la double peine, outre la privation de liberté », souligne le communiqué.
Face à ce constat alarmant, le PCF06 exprime une attente forte, demandant qu’« au-delà des déclarations, une solution soit enfin identifiée et concrétisée » pour mettre un terme à cette situation jugée indigne.
Vigilance sur le relogement des retraités
Le projet de nouvelle prison implique une conséquence humaine directe : le déplacement des actuels résidents de Nicéa. Les communistes niçois se montrent particulièrement intransigeants sur ce point.
« Les communistes niçois seront extrêmement vigilants aux conditions de relogement des retraités déplacés pour réaliser ce nouveau projet, eux qui ont tout donné pour bâtir notre pays », prévient Julien Picot.
Le parti annonce qu’il entend « demander des comptes à Éric Ciotti à chaque phase de ce projet ».
En conclusion, le secrétaire départemental du PCF06 rappelle à tous les acteurs du dossier un principe fondamental.
Pour lui, la dignité humaine est un tout indivisible : « elle vaut pour les soignants, pour les personnels pénitentiaires et les détenus, comme pour les retraités ».
Un message clair adressé aux responsables politiques locaux face aux grands chantiers qui redessinent la ville.
via Press Agence.


