PARIS : Dôme de chaleur – L’alerte sur le « coc…
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PARIS : Dôme de chaleur – L’alerte sur le « cocktail à risque » entre fortes températures et UV
Alors qu’un dôme de chaleur s’installe en France, l’association Sécurité Solaire alerte sur les comportements à risque face aux UV.
La France connaît en cette fin de mois de mai un épisode de chaleur exceptionnel, mais contrairement à une idée reçue tenace, ce « dôme de chaleur » n’entraîne pas une augmentation mécanique du rayonnement ultraviolet. L’association Sécurité Solaire, spécialisée dans la prévention des risques solaires, met en garde contre une mauvaise interprétation des conditions météorologiques actuelles. Selon elle, le véritable danger ne réside pas dans un « dôme d’UV » inexistant, mais bien dans les comportements que ces hautes températures induisent.
Démystifier le lien entre chaleur et UV
Il est crucial de dissocier la sensation de chaleur de l’intensité du rayonnement UV. L’indice UV, qui mesure le risque de lésions cutanées, atteint des niveaux déjà très élevés à l’approche de l’été, indépendamment du thermomètre. Sur la majeure partie du territoire, il se situe actuellement autour de 7 ou 8, et peut même dépasser 9 en montagne. L’association souligne que la baisse des températures, attendue pour le milieu de la semaine prochaine, ne diminuera en rien cet indice. Le danger des UV est donc une constante de la saison, que le temps soit caniculaire ou plus frais.
Un « cocktail à risque » lié aux comportements
Le véritable enjeu sanitaire se situe dans la modification des habitudes liée à la chaleur. Avec la hausse des températures, les vêtements deviennent plus légers et moins couvrants, les activités en extérieur se multiplient et les temps d’exposition au soleil se prolongent. Ce phénomène touche particulièrement les populations les plus vulnérables ou les plus exposées : les enfants, les sportifs et les travailleurs en extérieur.
L’association Sécurité Solaire qualifie cette situation de « cocktail à risque ». Dans un contexte de réchauffement climatique où les épisodes de fortes chaleurs sont appelés à se multiplier, elle rappelle que l’exposition aux UV demeure le principal facteur de risque des cancers de la peau. Ces pathologies causent près de 2 500 décès chaque année en France, un bilan qui souligne l’urgence d’une prévention efficace et d’une information claire.
Rappels et conseils de prévention essentiels
Face à ce risque, la sensibilisation du public repose sur des messages simples mais fondamentaux.
Premièrement, le soleil est le plus dangereux lorsque sa position est la plus haute dans le ciel, soit entre 12h et 16h, et non pas nécessairement au moment le plus chaud de la journée, qui se situe souvent plus tard, vers 17h ou 18h.
Deuxièmement, la protection la plus efficace reste une approche globale. Il est recommandé de privilégier l’ombre, de porter un chapeau à bords larges, des vêtements couvrants et des lunettes de soleil enveloppantes. La crème solaire, bien qu’utile, ne doit être considérée que comme un complément pour les zones de peau qui restent exposées, et non comme un substitut aux autres protections.
Enfin, il est rappelé qu’un coup de soleil peut survenir très rapidement, en moins d’une heure pour les peaux claires, et qu’une brûlure grave avec formation de cloques peut se développer en moins de deux heures d’exposition. La vigilance reste donc de mise, en plaine comme en montagne où les UV peuvent être encore plus intenses malgré la fraîcheur de l’air.
Pour suivre l’évolution quotidienne du risque, des prévisions d’indices UV, libres de droits, sont disponibles sur le site de référence soleil.info.
via Press Agence.

