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PARIS : Ondine Suavet : « La rentabilité du solaire ne dépend plus des aides de l’État »

Reçue à l’Élysée, la CEO de Mylight150 Ondine Suavet expose sa solution pour la rentabilité solaire face à la fin des aides de l’État.

Au lendemain de sa participation à la réunion de l’« Équipe de France de l’électricité » convoquée par Emmanuel Macron à l’Élysée, Ondine Suavet, dirigeante de l’entreprise Mylight150, a détaillé une vision précise de l’avenir énergétique des foyers français. Selon elle, la clé ne réside plus dans les subventions publiques mais dans une gestion intelligente de la consommation, un potentiel largement sous-exploité qui pourrait transformer le paysage énergétique national.

Un gisement énergétique au cœur des pavillons français

Le message porté par Mylight150 au sommet de l’État est clair : les 21 millions de maisons individuelles en France représentent un enjeu stratégique. Celles-ci sont à l’origine de 20 % de la consommation d’énergie finale du pays. Fait majeur, 80 % de cette consommation est d’ores et déjà « pilotable » automatiquement, sans nécessiter de travaux lourds. Le pilotage intelligent d’un million de pompes à chaleur, par exemple, permettrait de soulager le réseau électrique de l’équivalent de trois réacteurs EPR durant les heures de pointe, et ce, grâce à un simple boîtier.

La fin d’un modèle et l’urgence d’innover

Le secteur de l’énergie solaire résidentielle fait face à une mutation profonde. Pendant des années, la rentabilité des installations photovoltaïques reposait en grande partie sur l’obligation de rachat du surplus d’électricité par EDF à un tarif avantageux. Ce modèle est désormais révolu. Le tarif de rachat est tombé à un niveau symbolique de 0,04 euro par kilowattheure, rendant la revente du surplus estival quasi sans intérêt financier. Face à ce changement de paradigme, la question de la rentabilité devient cruciale pour les particuliers. Un nouvel arrêté, publié en 2024, offre cependant une piste en instaurant une TVA réduite à 5,5 % (contre 20 %) pour les installations combinant des panneaux bas-carbone et un coffret de gestion d’énergie, représentant une économie substantielle.

Pilotage intelligent et récompenses : la nouvelle équation de la rentabilité

C’est dans ce contexte que Mylight150 a lancé son coffret « Robin », une solution conçue pour optimiser l’autoconsommation et générer de nouvelles sources de revenus. Le système repose sur trois leviers. Premièrement, il pilote les équipements les plus énergivores (chauffe-eau, pompe à chaleur, borne de recharge de véhicule électrique) pour qu’ils fonctionnent prioritairement lorsque les panneaux solaires produisent de l’électricité. Deuxièmement, il évite les pics de consommation sur le réseau électrique national en activant ces mêmes appareils lorsque l’électricité est la moins chère. Cette flexibilité est rémunérée par le gestionnaire du réseau (RTE), et ce gain est reversé au client. Enfin, le coffret est couplé à une « batterie virtuelle » à la capacité de stockage illimitée. Chaque kilowattheure produit en surplus est crédité, permettant de réduire les factures durant les mois d’hiver, moins ensoleillés. Selon l’entreprise, le gain total peut atteindre jusqu’à 1 500 euros par an, combinant économies sur facture et récompenses en cash versées directement sur le compte bancaire du client. Un premier bilan sur l’année 2025 montre qu’un utilisateur a ainsi cumulé 565 euros de récompenses.

Un positionnement unique de fabricant-fournisseur

La particularité de Mylight150 réside dans sa double casquette : l’entreprise est à la fois fabricante de matériel de pilotage et fournisseur d’électricité. Cette position intégrée lui permet d’accéder aux prix du marché en temps réel et aux mécanismes de récompense du réseau, ce qu’un simple fabricant ou un fournisseur traditionnel ne peut faire. « Un acteur qui fabrique sans fournir de l’énergie ne peut pas piloter en fonction des prix de marché. Un fournisseur qui ne dispose pas d’un coffret ne peut pas agir sur la consommation physique du foyer », explique la société. Avec une part de marché passée de 3 % à 15 % en deux ans sur les nouvelles installations solaires couplées à un contrat énergie, l’entreprise s’affirme comme un acteur majeur du secteur. « Nous sommes suffisamment grands pour ne plus être ignorés. Mais la question qui reste posée est simple : quand l’État sort du jeu, qui garantit que votre installation solaire continue de vous rapporter quelque chose ? C’est exactement à cela que répond le coffret Robin », conclut Ondine Suavet. Mylight150, qui équipe déjà 30 000 foyers, assemble ses coffrets en France avec des composants majoritairement européens.

Plus d’informations sont disponibles sur le site de l’entreprise : https://www.mylight150.com/

via Press Agence.