LE RAYOL – CANADEL SUR MER : Monique BARBUT face à la…
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LE RAYOL – CANADEL SUR MER : Monique BARBUT face à la fourmi électrique
Le 22 mai, Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et de la nature, était dans le Var pour un déplacement consacré à la préservation du patrimoine naturel et à la lutte contre la fourmi électrique.
A cette occasion, la ministre a visité les jardins du Domaine du Rayol afin d’échanger avec les équipes scientifiques du domaine et les acteurs engagés en faveur de la protection de la flore et de la biodiversité méditerranéennes.
« Cette visite de la ministre de la Transition écologique a été l’occasion de rappeler le partenariat solide entre la Région Sud et le Domaine du Rayol. En effet, nous plaçons l’environnement au cœur de nos politiques publiques : biodiversité, énergie renouvelable, agriculture durable, mer Méditerranée, etc. », a rappelé François de Canson, vice-président de la Région Sud.
Lors de son déplacement, la ministre s’est inquiétée de la lutte contre la fourmi électrique, espèce exotique envahissante particulièrement agressive. Ainsi, elle a supervisé les premiers essais d’une technique de traitement par saupoudrage. Cette méthode, récemment autorisée par un arrêté ministériel, vise à éradiquer plus efficacement les foyers de cette espèce qui prolifère dans le département depuis sa première détection en 2022.
3 FOYERS DANS LE VAR
Le Var est en première ligne face à cette invasion. Le premier foyer, qualifié d’historique, a été identifié à Toulon en 2022 suite à des signalements de piqûres remontant à 2019. Il est aujourd’hui estimé à environ quatre hectares. Un deuxième foyer a été découvert en 2024 à La Croix-Valmer, couvrant près de trois hectares. Plus récemment, en mars 2026, un troisième foyer a été détecté à Cavalaire-sur-Mer. Les analyses génétiques ont révélé que le clone présent dans le Var est identique à celui retrouvé à Chypre et en Israël, soulevant la question cruciale des voies d’introduction, probablement liées au transport de végétaux ou de terre.
La stratégie de l’État se décline en plusieurs axes. Il s’agit d’abord de poursuivre les traitements sur le foyer historique de Toulon avec l’objectif d’une éradication totale. Ensuite, il faut agir sur les nouveaux foyers de La Croix-Valmer et Cavalaire-sur-Mer. Cela passe par une cartographie des zones infestées, une coordination avec les propriétaires, des campagnes de traitement massives et des mesures de prévention pour éviter la dissémination, notamment via la gestion des déchets verts. Cet effort est soutenu par un financement de l’État, qui s’élève à 440 000€.
Photos DR.

