PARIS : Maternité et carrière – Une étude révèle le l…
Partager :

PARIS : Maternité et carrière – Une étude révèle le lourd tribut payé par les mères actives
Une enquête de LiveCareer révèle que 87 % des mères actives taisent leur vie de famille au travail par crainte de pénaliser leur carrière.
À l’approche de la fête des Mères, la réalité professionnelle des femmes ayant des enfants apparaît sous un jour sombre. Une étude choc menée par le créateur de CV en ligne LiveCareer (https://www.livecareer.fr/) auprès de près de 900 salariées américaines dresse un constat alarmant : la maternité reste un puissant frein à la carrière, poussant une majorité de mères à dissimuler une partie de leur identité pour survivre dans un environnement professionnel souvent hostile. Si le cadre légal varie d’un pays à l’autre, ces chiffres soulèvent des questions universelles sur la culture d’entreprise et les préjugés systémiques.
L’enquête, intitulée « La maternité en sourdine », montre que 87 % des mères interrogées ont déjà évité de parler de leurs enfants sur leur lieu de travail, de peur que cela ne nuise à leur image ou à leur progression. Plus édifiant encore, 94 % d’entre elles affirment que si elles pouvaient recommencer, elles choisiraient une carrière plus compatible avec la vie de famille.
Une culture du jugement et des préjugés tenaces
Loin des discours sur l’inclusion et la flexibilité, les mères actives font face à des critiques et des jugements quasi permanents. Selon l’étude, 93 % d’entre elles ont déjà été critiquées pour avoir pris du temps pour s’occuper de leurs enfants, que ce soit par leur employeur (60 %), leurs collègues (24 %) ou les deux (9 %).
Le simple fait de respecter des horaires fixes pour des impératifs familiaux devient une source de tension : 96 % des répondantes ont subi des remarques pour avoir quitté le bureau à une heure précise. Ces critiques proviennent majoritairement des collègues (57 %), mais aussi des supérieurs hiérarchiques (24 %). Cette pression constante alimente un sentiment d’injustice, puisque 90 % des mères estiment devoir redoubler d’efforts pour prouver leur dévouement professionnel, un fardeau qui ne pèse pas sur les pères avec la même intensité. En conséquence, 73 % se sentent perçues comme moins investies ou ambitieuses, un biais que 18 % supplémentaires jugent profondément ancré dans la culture de leur entreprise.
Des carrières freinées par la maternité
Les conséquences de ces préjugés se traduisent par des obstacles concrets et mesurables. Une écrasante majorité des sondées (86 %) pense que leur congé maternité a nui à leur évolution de carrière, leur coûtant des promotions ou des opportunités.
L’exclusion sociale et professionnelle est également une réalité : 95 % des mères se sont déjà senties mises à l’écart d’événements de réseautage, de séminaires ou de déplacements professionnels en raison de leurs responsabilités familiales, un phénomène fréquent pour 65 % d’entre elles et occasionnel pour 30 %.
Le fardeau financier de la garde d’enfants
Au-delà des obstacles culturels, le coût de la garde d’enfants constitue un véritable tueur de carrière. Près de la moitié des participantes (49 %) y consacrent plus de 20 % de leur salaire, et une sur dix y alloue plus de 30 % de ses revenus. Pour beaucoup, la situation devient intenable.
Ce poids financier a des conséquences directes et radicales sur leurs trajectoires : 55 % des mères ont dû réduire leurs heures de travail ou changer d’emploi pour un poste moins exigeant, et 36 % ont été contraintes de quitter complètement la vie active. Seules 9 % affirment que ces coûts n’ont eu aucun impact sur leurs choix professionnels.
Flexibilité et changement de culture : les solutions plébiscitées
Face à ce tableau, les mères actives expriment des demandes claires pour un environnement de travail plus sain. Elles plébiscitent en priorité des horaires plus flexibles et des options de télétravail (74 %), un soutien financier pour la garde d’enfants (60 %), un changement de culture pour réduire les préjugés (55 %) et des politiques de congé parental plus solides (54 %).
« Les mères actives ne sont pas seulement jugées sur la qualité de leur travail, mais aussi simplement pour le fait d’être mères. Ce système ne fonctionne pas. Nous devons cesser de pénaliser les mères parce qu’elles ont des familles et commencer à créer des environnements de travail qui les soutiennent, avec plus de flexibilité, d’équité et de vraies opportunités », explique Toni Frana, experte en carrière chez LiveCareer.
L’étude complète est disponible sur le site de LiveCareer : https://www.livecareer.fr/conseils-de-carriere/maternite-en-sourdine-au-travail.


